Quand un jeu de casse-tête se transforme en jeu d'une vie...
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 Un visiteur surprise [James]

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Ivanna Kosloff
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MessageSujet: Un visiteur surprise [James]   Lun 3 Aoû - 21:19

Vous savez ce qui tracasse l’esprit d’une jeune fille de 24 ans le soir lorsqu’elle est installée sur son sofa en train de lire tranquillement un bouquin? Rien… Ou peut-être si , la robe qu’elle portera demain, ou ce qu’elle fera dans sa journée. Oui c’est sûrement les choses les plus banales que toutes les jeunes femmes ont en tête , peu importe leur époque, sans pour autant tomber dans le cliché de la femme superficielle. Mais après tout , ça arrive à tout le monde de penser à des choses futiles. Et en ce moment c’est sûrement ce à quoi pouvait penser Ivanna. Après tout nous étions à une heure tardive de la soirée, qui ne lui laissait pas vraiment de chance de survie si elle s’aventurait seule dehors. Non ce n’était pas une fille spécialement peureuse, elle était sortie quelque fois en pleine nuit, mais elle n’avait rien trouver de bien intéressant à faire à vrai dire, les seuls personnes qu’elle avaient vu étaient des ivrognes couchés sur les pavés, autant dire que ce n’était pas le genre de fréquentation de cette jeune femme. Sortir la nuit ne devait pas faire partie de la culture locale, et c’était plutôt prévisible, elle s’en était doutée dès le départ mais avait tout de même décidé de tenter l’expérience en priant de revenir en un seul morceau. Eh bien c’était tout autre chose qui préoccupait l’esprit de la russe. Chaque soir elle y pensait, elle était toujours obnubilée par ça, cette idée de comprendre, ce qui lui était arrivé. Même si aujourd’hui elle avait construit sa vie ici. Elle n’était plus de passage avant de retourner dans la réalité comme elle l’avait cru à un moment. Elle sentait qu’elle ferait sûrement des vieux os ici, petit à petit elle avait fini par accepter l’idée de passer sa vie ici, sans plus jamais revoir ses proches. C’était dur de se faire à cette idée. Au final les choses matérielles ne lui manquaient plus , elle avait fini par bien s’accoutumer à vivre sans, c’était juste… Les autres qui lui manquaient, son père, sa mère. Il ne se passait pas un jour sans qu’elle se demande ce qui se passe de l’autre côté. Chaque fois elle se remémorait la scène, elle descendait la boîte de jeu, l’ouvrait… Elle s’était repassée cette scène en boucle pendant des heures et des heures les premiers mois, elle n’arrivait pas à penser à autre chose, elle n’arrivait plus à se concentrer sur ce qui se passait autour d’elle tout ça la dépassait, elle avait faillit perdre pied et ne plus jamais se relever. Enfin c’est la vie, même si cette phrase paraissait des plus étranges quand on connaissait la vie qu’avait eut Kosloff…

La jeune femme soupira et posa son livre sur sa table et s’affala sur un chaise, fixant le sol. Elle se sentait désespérément seule, elle avait l’impression d’être vidée de toutes expressions, comme si elle ne pouvait plus ressentir aucune émotion, à vrai dire elle commençait à s’ennuyer, elle sentait la routine s’installer. C’est vrai qu’elle était toute seule dans son appartement. Son quartier était potable, elle ne côtoyait pas les voyous , ni les gens de la haute société, à vrai dire , elle ne côtoyait plus vraiment grand monde. A un moment elle avait réussi à fréquenter des gens de la haute, mais elle avait été plus que lassée, comme à chaque époque ils étaient les mêmes, comme quoi peu de chose avaient changé en plus d’un siècle. Elle était plus ou moins partie d’elle-même, mais ces fréquentations ne lui manquaient pas pour le moins du monde. Mais en ce moment , quelque chose lui manquait, un peu d’action voilà c’était ça qui lui manquait vraiment, elle finissait par s’ennuyer et trouver cette vie lassante, plutôt étrange pour quelqu’un qui vivait dans un autre siècle qu’au départ. Seulement la routine s’était installée, tout était devenu banal, commun, classique. Voir une calèche se déplacer en plein milieu de la route ne l’étonnait plus depuis longtemps, et allumer la mèche de sa lampe à huile non plus. Elle se leva puis fit le tour de sa pièce central. Pour une femme célibataire, son appartement était plutôt raisonnable, l’entrée plutôt étroite emmenait directement dans la petite salle à manger qui communiquait avec son salon. Le salon était la pièce où elle passait le plus de temps, elle s’y installait pour bouquiner, ou pour réfléchir, elle se posait sur sa méridienne et fixait la fenêtre en face qui donnait sur la rue. Juste en face de ce meuble se trouvait une bibliothèque, au fil du temps ,la russe était devenue bibliophile, elle passait un certain temps à farfouiller dans les librairies histoire de trouver un ouvrage intéressant, quelque fois elle tombait sur des livres russes qui lui rappelait sa terre d’origine. Quelques fois elle avait cherché des livres sur ce qui lui était arrivé, mais jamais elle n’avait trouvé quelque chose évoquant son épopée. Elle possédait néanmoins une collection de livre plutôt étonnants, au fil du temps elle avait su découvrir des livres surprenant, des ouvrages plutôt vieux , mais intéressant. Chacun de ses livres étaient pour elle une évasion, elle se plongeait totalement dans l’univers des livres , elle s’évadait. Au fond de son salon, un accès vers sa cuisine et à droite la chambre. Une organisation des plus banales, mais la russe n’avait pas eu envie de faire parler d’elle avec un style avant-gardiste, d’ailleurs au niveau des meubles elle avait su rester simple, des meubles de bois qu’elle avait tout simplement trouver sur le marché, on sentait sa touche bien féminine dans tout l’appartement, les meubles avaient tout de même été choisi avec goût.

Finalement elle décida de reprendre son bouquin là où elle s’était arrêté. « Lady Susan », un roman de Jane Austen qu’elle avait commencé depuis à peine quelques jours. L’histoire d’une très belle femme entretenant plusieurs liaisons à la fois, cherchant un mari pour sa fille. Sans savoir pourquoi, elle éprouvait une certaine empathie pour cette femme, même si celle si était des plus détestables. Après avoir parcouru quelques pages on frappa à la porte, allons bon ,elle ne pourrait jamais lire tranquillement. Mais là n’était pas la question, qui pouvait lui vouloir quelque chose à cette heure ci? Mon dieu, un tueur en série, il y avait eut une série de meurtre depuis quelques temps, ou alors un cambrioleur, mais prendrait il la peine de frapper. Etrange… Bon mieux valait qu’elle s’arme, elle rangea le plus discrètement possible un fin couteau dans sa main, et son livre dans l’autre, autant avoir l’air décontracté, son visiteur ne se douterait pas qu’elle était armée. Un frisson lui parcourut le dos, elle ouvrit la porte avec un petit sourire, malgré tout elle appréhendait vraiment de découvrir un individu louche à sa porte. Elle manqua de pousser un soupir de soulagement lorsqu’elle découvrit James, quoique d’un autre côté il faisait tout aussi peur! Il aurait facilement pu être classé chez les individus louches lui aussi…

« James, que me vaut ce plaisir? Donnez vous la peine d’entrer, ne rester pas sur le palier… »

Elle lui tourna le dos pour qu’il la suive et déposa la lame qu’elle tenait dans sa cuisine , avant de revenir vers lui.

 « Quelque chose à boire peut-être? »

Edit : Sujet commencé : 2 BC !
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James Barker
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MessageSujet: Re: Un visiteur surprise [James]   Mar 4 Aoû - 9:12

(Comme je m'y attendais, j'ai écrit trop de mots pour faire un seul post... xD Donc cette première partie est pour introduire un peu plus un des personnages reliés à James tout en initiant les quelques détails nécessaires pour un futur proche ^^ Il est possible qu'elle soit vraiment moins intéressante à lire mais je m'en excuse, je pouvais pas faire autrement que de l'écrire, sinon, l'idée m'aurait échappée.)


~No man can hope to win without having a good option on the issue of victory...~


Le grand manoir de l'immortalité était illuminé par les reflets dansants de la lumière naissante de l'astre lunaire, créant une ambiance à la fois douteuse mais agréable. Une imposante structure qui se dressait contre le temps depuis des siècles déjà. Il représentait le symbole de la longévité et de l'éternité, une signification qui collait bien à la peau des rares personnages ayant survécu depuis une antiquité aussi lointaine. Parmi cette espèce très sélective des individus qui la composaient au fil des années, des siècles et des millénaires, il y avait un homme particulier. Un homme qui vivait depuis la période dorée de la grande civilisation romaine. Un homme qui avait vécu les pires sévices au détriment d'une trahison qu'il n'avait jamais commise. Un homme qui avait découvert un jeu lui permettant de fuir la réalité. Un homme qui était inconscient des dangers qui l'attendait une fois que les dés furent jetés. Un homme appauvri de toutes expériences de vies, ses anciennes étant expirées à sa venue dans ce nouvel univers. Cet homme, celui qui croyait tout avoir, c'était Stephen Olympos, prête d'origine grecque...

Aujourd'hui, cet homme a tout. L'immortalité, la sagesse, le pouvoir, le savoir, même la folie par quelques rares occasions hors du chemin habituel. Il a su s'élever dans les hautes sphère de la hiérarchie londonienne, devenant un être redouté et craint pour des raisons aussi logiques que véritables. Il était devenu James Barker, l'Immortel indestructible qui poursuit sa longue quête depuis deux millénaires déjà. Étrangement, il n'avait pas encore tous les secrets obscurcis par l'ignorance dans son champ de connaissance, comme si le jeu évoluait en même temps que lui et s'adaptait à chacune des découvertes qu'il faisait. Probablement un petit piège du Trappeur, ce salopard, il pouvait bien s'amuser comme il le voulait. Qu'il reste caché au lieu de faire face à l'adversité, ça lui était égal, il avait d'autres chats à fouetter. Pour l'instant, les épreuves abondaient et les rencontres devenaient de plus en plus importantes et déterminantes pour le dénouement de cette grande intrigue. En cette soirée calme et dégagée, l'Immortel était accompagné de son plus grand ami, de son conseiller, de ses yeux et oreilles, le jeune Thomas Wilson. Il appartenait à une récente génération d'individus fraichement arrivée dans ce jeu mais le jeune homme était différent. Ce n'était ni un vampire ou un lycan, simplement un humain décoré du don très efficace de la télépathie. Plutôt utile pour les fonctions qu'ils exécutaient...


Si vous bougiez votre cavalier dans cette direction, vous pourriez vous sortir d'une fâcheuse impasse.

Une planche à carreaux aussi blancs que la pureté d'un homme de bonne foie et aussi noir que l'âme d'un démon sans émotions. Deux hommes aux atouts particuliers qui savait s'en servir avec la plus grande des efficacité. Une alliance entre ces 2 créatures avait de quoi effrayer les habitants de ce monde. Pourtant, c'était bien une évidence de la réalité, impossible de s'en dissocier. James en était ravi de pouvoir placer sa confiance en ce personnage, rare étaient ceux pouvant se montrer digne et fier de faire affaire avec lui. Jamais n'avait-il côtoyé un homme avec autant de manières, de perspicacité et de prévoyance. Aucuns détails ne lui échappait, chacun de ses plans étaient ficelés dans la plus grande attention, il pouvait y passer de longues nuits à se perdre dans leur complexité. Dans le contraire de la chose, James n'était pas toujours capable de faire preuve de patience et d'assiduité à une tâche des plus compliquée. Son tempérament plus violent et bouillonnant avant besoin de voir de l'action, d'être sur la scène, de s'inscrire dans l'Histoire dans l'activité et non la passivité. Même après deux millénaires, oui, même après autant de temps...

Saissisant un des pions de l'échiquier dans la paume de sa main, le roi plus en particulier, l'Immortel l'examina avec fascination et dévotion, comme si ce bout de bois était tout pour lui...


Tu aurais aimé être roi, Thomas? Le dirigeant suprême d'un empire qui livre son essence à ses moindres désirs, une position enviable par tous les êtres de ce monde. Pourquoi je ne suis pas un roi, Thomas? POURQUOI? Pourquoi n'ais-je pas de royaume qui m'acclame dans toute ma splendeur, pourquoi je ne porte pas ce symbole de la royauté, pourquoi je dois me résigner à obéir aux lois d'une irréalité et d'un éternel mensonge? Pourquoi Thomas? Pourquoi est-ce que James Barker doit ABSOLUMENT se plier aux discours de cet univers alors qu'il sait faire face au passage du temps comme aucun être vivant n'a eu la capacité de le faire!? Je ne suis pas un esclave de l'emprisonnement, entends moi, Si Vis Vivere! James Barker est présent dans toute son intégralité et son règne ne fait que débuter! Ceci est MON territoire, MON monde!

De sa puissante poigne de fer, il fit éclater en morceaux le roi de bois qui résidait dans la paume de sa main. Nombreux des résidus se logèrent dans la peau de James, causant ainsi quelques mineures blessures qui se régénèrent en un instant. Le regard de l'Immortel effaça toute trace d'émotions pour laisser place à une solide neutralité qui dévisageait Thomas sans toutefois le réprimander. Étant devenu un habitué du comportement de l'homme, il ne s'en fit pas outre mesure et lui répondit dans toute la pureté de sa sagesse. Il était à un niveau de calme que James ne pourrait jamais atteindre...

Vous savez James, rien n'est impossible pour un être qui en a autant vu passer que vous. Vous avez été témoins de tellement d'évènements, tant de choses qui auraient pu vous changer et bouleverser votre identité. Heureusement, votre fierté a eu le dessus et vous avez su rester vous-même alors que le monde suit le courant du destin, alors qu'il est en constante évolution. Je crois que vous êtes un homme passionné et très dévoué à la cause que vous suivez avec tellement de ferveur, un feu impossible à atteindre qui sommeille dans les abysses de votre âme immortelle.

James glissa un léger rire hors de ses lèvres à l'écoute de ses paroles. Peut-être qu'il avait raison après tout... Se relevant lentement de sa chaise, l'homme se dirigea vers le comptoir en le frappant d'une offensive décisive sans rien casser ou fissurer. Il regardait une valise noire qui était déposée tout près de lui, comme si l'objet l'attendait depuis le début des temps. Déposant la paume de sa main sur la surface de cet objet, l'Immortel détourna légèrement sa tête envers son frère d'armes...

Pourquoi tu me fais confiance, Thomas? Pourquoi as-tu accepté de servir un but aussi obscur et ambitieux que le mien? Tu sais très bien que je suis capable de beaucoup et que je ne me limiterai pas aux règles de la ridicule moralité humaine.

Détournant le regard à son tour, le jeune Wilson ne laissait paraître aucune surprise ou inquiétude quant à l'interrogation qui lui était dirigée...

C'est ici que vous visez juste mon cher. Vous le savez déjà, je suis un homme de bonté et d'honneur. Tout ce que je peux faire, je exécute dans l'unique but de propager le bien dans mon environnement présent. Toutefois, dans ce monde, dans cette prison, il y a un choix à faire, une option à prendre pour éviter de se retrouver pris au piège par les grands acteurs de ce jeu. Imaginez un seul instant si je m'étais opposé à vous, je me serais retrouvé à servir une autre cause contraire à la votre et je ne suis pas très friand à l'idée de vous avoir à mes trousses. Il vaut mieux devenir le bras droit du diable plutôt que de se trouver dans l'assiette de son repas, n'est-ce pas?

Hochant la tête à l'écoute de la charmante comparaison de son ami, James s'avança vers celui-ci pour lui diriger une bonne poignée de main honnête et authentique. Il était convaincu que le choix que lui même avoir posé en offrant le privilège à ce jeune loup d'être dans son champ de confiance fut la meilleure chose à faire. Le duo n'avait que quelques années à peine derrière eux mais le fruit de leur collaboration ne faisait que murir de plus en plus, se prouvant l'alternative idéale aux problèmes de l'Immortel. L'aide de Thomas dans la grande chasse que prévoyait James était un avantage que personne d'autre ne pourrait compter sur. Chanceux qu'il était? Non, seulement un stratège parfois contesté, parfois opportuniste...

J'aurais trouvé regrettable de voir ta formidable capacité utiliser à des fins inutiles et voir suicidaires, voir insultantes face à ton intégrité. Je savais que je pouvais faire confiance au plus doué des stratagèmes de toute Londres. Je n'imagine pas ce que ça sera quand tu auras plus d'expérience, ce sera... dévastateur. Mais en attendant, la route est longue et nous avons beaucoup à faire. Parlant de préparations, est-ce que les informations que je t'ai demandé sont prêtes?

James Barker change aussi rapidement de sujet qu'il peut respirer, si seulement il peut le faire. Bien entendu, tout est inclus dans cette valise, elle ne pourra pas résister une fois de plus je crois. Je sais déjà ce que vous pensez faire de la situation, inutile de m'en glisser quelques mots. Je peux même vous affirmer que vous êtes persuadé que vos chances se résument à un succès évident!

De nouveau, l'Immortel ne pu s'empêcher un petit rire alors qu'il donna un petit coup sur l'épaule de Thomas...

Ce n'est pas bien de tricher dans un jeu et d'aller mettre son nez dans les affaires qui ne sont pas les nôtres. Trêve de plaisanterie, il est temps d'accomplir ce dont le destin a prévu pour ma propre histoire. L'heure est venue pour James Barker d'étendre son pouvoir sur chacun des individus qui me feront face. Personne ne pourra résister, personne ne devra s'opposer à ma grandeur. Tel un roi, je règnerai. Tel un empereur, je dominerai. Tel un dieu, je soumettrai. Les faibles crieront mon nom par pitié pour leur piètre survie et les forts trembleront d'un frisson de peur, tous seront témoins de mon ascension vers la perfection! Elle était déjà entamée, elle ne fait que poursuivre le trajet logique. Jamais personne ne pourra se déclarer au-dela de James Barker, PERSONNE! Vous m'entendez, population de Londres? PERSONNE!

En fait, personne ne l'entendait mais le besoin de l'exprimer par un cri presque primal était plus fort que tout. S'étant armé de sa valise, il dirigea un regarde de confiance et d'assurance envers son plus précieux allié. Sans lui diriger un seul mot, James était déjà à l'extérieur du manoir, la porte refermée derrière lui, laissant Thomas Wilson seul avec ses mécanismes d'homme à tout prévoir...

Sacré James... Bon, au travail, si il me l'a demandé de le faire, c'est que ça doit être important...

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James Barker
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MessageSujet: Re: Un visiteur surprise [James]   Mar 4 Aoû - 9:16

(Ici donc ma deuxième partie et ma réponse directe au sujet ^^ )


~Let the game be our slave, deliver your true self to my time... ~


Spoiler:
 


Douce ambiance nocturne aussi délicieuse que la ballade de la lune, c'est à quoi la démarche de James se livrait. Il n'était nullement effrayé de se payer une petite promenade dans les grands couloirs de la nuit. Après tout, il était à l'abri de tous les dangers, pourquoi donc redouter l'inconnu qui ne pouvait l'affecter? Et parlant d'inconnu, où se dirigeait-il? Vers le quartier Kensington, il y était déjà d'ailleurs. Un endroit remplis de résidences modestes et sans éclat particulier, un lieu indigne de recevoir la visite d'un invité aussi prestigieux que James Barker, le seul et l'unique. Ce dernier ne venait surement pas pour refaire la décoration de sa propre demeure. La précision de ce qu'il attendait ne faisait aucuns doutes dans son esprit. Finissant sa grande réflexion, il était au bas d'une porte d'un appartement sans signe distinctif. Il y cogna et attendit quelques secondes avant qu'on vienne l'accueillir...

Ivanna Kosloff, le spécimen idéal de la femme qui pouvait faire chavirer n'importe quel homme susceptible de tomber sous les tentations premières venues. Son regard bleuté pouvait aisément vous tenir en captivité, sans parler du cadre de ses cheveux qui étaient aussi brillant que l'éclat d'un soleil en plein jour. L'ensemble de son corps était tout près de la perfection et le meilleur dans tout ça, c'est que le naturel était facilement remarquable. Comme tout hommes de n'importe quelle époque, il ne pouvait s'empêcher un vif regard en direction de ses formes et courbes plantureuses, avantageuses dans une passe de séduction. Était-il présent pour ce genre de rencontre? Seul lui le savait mais pour l'instant, il ne put qu'accepter l'invitation de la ravissante jeune femme à entrer dans son domicile. La remerciant d'un geste vif de la main, James fit quelques pas pour se retrouver dans le salon de l'appartement. La pièce était très simple, dotée de ses meubles à la fois gracieux et voir féminins dans leur construction. Leur agencement dégageait une atmosphère idéale pour Ivanna qui appréciait sans doutes de vivre dans cette simplicité. Immédiatement, les yeux de l'Immortel se déposèrent sur le livre que portait à la main la jeune femme...


La lecture sur Jane Austen, une auteure britannique décrivant ses œuvres dans un sens littéraire socialement réaliste et critiqué en se servant d'un humour ironique... Devrais-je simplement m'étonner de ce que vous pouvez avoir comme lecture de chevet? Je ne m'en attendais pas moins d'une femme de votre calibre, vous ne décevez pas sur ce point, comme à l'habitude. Je serais curieux de découvrir quels sont les autres ouvrages habitant votre meuble chéri, nous en aurons tous le temps voulu j'en suis persuadé.

Suivant la belle blonde jusqu'à la cuisine, James déposa la valise sur la table tout en suivant avec intérêt les propos de Ivanna. Il savait qu'elle était une femme de goût et qu'elle aimait ressortir de l'ordinaire, d'échapper à la routine et de goûter à la nouveau de l'action renouvelée. Tant mieux car c'était exactement ce qu'il était venu lui proposer et il dirigerait sans aucuns doutes leur rencontre dans cette direction...

Boire... J'ignore quelles sont les nouvelles tendances alors je ne peux que vous répondre ainsi ma chère, surprenez moi. Offrez à James Barker le suspense d'une nouvelle découverte, de cette saveur exquise de ce grand mystère que l'on ose explorer sous peine d'y perdre notre propre dignité. Je ne me contenterai pas de ce que le standard humain peut offrir depuis des années fastes et vide de cette réelle substance qui habite notre curiosité. Je ne suis pas comme les autres, Ivanna! Vous devez le savoir ce que je peux ressentir, vous êtes dans le même problème que moi, emprisonné dans la répugnance de l'ignorance d'autrui, j'en ai horreur! Je suis dégoûté de tous ces incapables, de devoir les supporter alors que nous sommes tous emprisonnés dans la même cage aux dimensions démesurées. Pourquoi ils existent, Ivanna, pourquoi dites moi!? Pourquoi devons-nous les supporter alors que cette espèce ne mériterait rien d'autre que le sort tragique de la Mort? Encore là, je me demande si cette fatalité en voudrait...

Dévoilant un petit grognement de mécontentement, James respira longuement avant de reprendre son calme qui l'avait déserté pendant un moment. La suite de son discours revint alors sur une note un peu plus facile à accepter pour le sens auditif...

Toujours aussi bien vêtue, une élégance prestigieuse réservée à une classe d'individus que tous jalousent avec une véritable haine, je m'en retrouve ravi d'être en sa compagnie. Ma visite n'en est qu'une de courtoisie et d'amitié. Toutefois, vous en conviendrez, difficile d'échapper à son destin quand on incarne l'ambition et la détermination. Cela peut résumer aussi bien l'objet principal de ma visite bien que je ne refuse pas du tout votre compagnie et votre confiance. Ais-je agis avec hâte et impulsivité en me dirigeant à votre demeure, sachant que notre dernière rencontre ne date de pas si longtemps? En espérant que votre plaisir de me retrouver dans cette pièce soit toujours conservé... Ici fait très différent du piteux bar dans lequel nous étions, ceci prouve sans aucuns doutes que vous ressortez, une fois de plus, du lot. Vous êtes une femme particulièrement magnifique et mystérieuse, vous avez donc la clé vers le secret et sa source. Par chance, aujourd'hui, c'est la chance que je vous offre...

Jetant un vif coup d'œil à sa valise, il se retourna vers Ivanna en lui déversant un sourire bien représentatif de ses airs à la fois charismatiques et presque étranges, se tenant bien immobile, près d'elle...

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MessageSujet: Re: Un visiteur surprise [James]   Mer 5 Aoû - 12:38

Lorsqu’elle avait entendu frapper à la porte, la pauvre Ivanna s’était tout de même inquiétée. Après tout , il était tout de même étrange de rendre visite à quelqu’un à une heure aussi tardive de la soirée, surtout sans y avoir été invité. Enfin il fallait avouer que James ne faisait pas tellement parti des gens dits normaux, il avait quelque chose de vraiment différent, qui se voyait au premier regard, déjà il semblait , inaccessible. Elle n’avait encore jamais rencontré quelqu’un qui lui dégageait la même impression. Il était tellement unique, et terriblement effrayant d’un autre côté. Si jamais elle avait su que quelqu’un passerait , elle aurait au moins mis un brin d’ordre, non pas que son appartement soit tellement dans un état désastreux ou chaotique, loin de là. Seulement la jeune femme avait toujours été d’un naturel perfectionniste et aimait bichonner son appartement dès qu’elle voyait quelqu’un, elle disposait un peu partout des bouquets de fleurs et allumait les chandeliers , histoire de donner un peu plus de cachet à son simple logement. Oui celui-ci n’avait rien d’extraordinaire, la devanture de l’immeuble était ancienne et grignoté par le lierre qui avait fini par recouvrir la façade. Et les tapisseries et parquets de cette bâtisse était d’une simplicité affligeante selon elle. Elle qui avait toujours privilégié les endroits charmants. Pour parer ces visites improvisées elle disposait chaque semaine un nouveau bouquet de fleurs, et tout simplement pour son plaisir personnel. Cette visite ne la dérangeait pas vraiment puisque sa soirée était assez morne il fallait le dire ,et qu’’elle était en quête d’action. Ceci faisait plutôt office de divertissement que de moment d’action. A moins qu’’ils décident de se bagarrer, tiens cela pourrait être une idée, hum non à oublier, car il aurait toujours le dessus c’était évident. Passons sur ces idées abjectes et revenons à nos moutons, après être entré, James ne manqua pas de commenter la lecture d’Ivanna ce qui lui arracha un léger sourire, même plus jeune, quand elle était encore dans son monde , la belle avait toujours aimé Jane Austen alors pouvoir lire un de ses romans en version original lui plaisait énormément. Il y avait quelque chose qui la passionnait dans ses livres , même si la majorité de ses amies lui avait toujours dit que c’était « nul , ennuyeux et ring’ ». Comme quoi les époques ont bien changées. Lorsqu’elle revint de la cuisine elle déposa son livre sur sa table basse avec un sourire.

 « Allons…Je ne vous décevrai jamais, vous le savez bien. Du moins je l’espère, et je ferai tout mon possible pour que cela n’arrive pas. Quand à moi vous me surprenez, l’avez-vous lu pour connaître à ce point son écriture, ou vous contentez vous de me répéter ce que raconte vos amis lecteurs? Je serai fort étonnée, moi, que ce soit votre livre de chevet, mais je serai agréablement surprise, sachant que ses œuvres parlent majoritairement des sentiments ,chose que les hommes ont parfois bien du mal à comprendre mon ami. Oh! Rassurez vous, vous aurez tout votre temps pour faire plus ample connaissance avec ma bibliothèque, j’espère pouvoir vous étonner, une nouvelle fois. »

Après lui avoir proposer de boire quelque chose, la russe attrapa une boîte d’allumettes, et alluma une à une les trois bougies du chandelier posé sur son comptoir avec un léger sourire.

« Je trouve que ça donne une autre atmosphère, plus intime et plus chaleureux, je suis sûre que la douce lumière d’un foyer vous plaît plus que cette presque obscurité, me trompé-je? »

La belle écoutait le discours de James sans prononcer un mot, lorsqu’il commença à s’énerver elle détourna le regard et alla se poster à sa fenêtre. Aucune de ses expressions ne filtraient sur son visage, personne ne pouvait savoir à quoi elle pensait puisqu’elle non plus à vrai dire ne le savait pas vraiment, tellement de chose lui traversait l’esprit. Elle restait accrochée à la voix de James, sans pour autant comprendre exactement tout ce qu’il disait. Sa main se posa sur le carreau, peu à peu elle distinguait ce qui se passait dans la rue, pour dire pas grand-chose. Un clochard, ou un homme saoul était allongé sur les pavés. Elle soupira, un couple passa, l’homme gardant sa femme près de lui. Elle aussi aurait aimé être chouchouté comme ça, qu’un homme s’occupe d’elle, la préserve, de ses malheurs, si seulement elle pouvait être des leurs, ou alors rentrer chez elle… L’homme qui était chez elle s’arrêta de parler, elle se retourna vers lui , lorsqu’il la coupa dans son élan la complimentant sur sa tenue. Pour un peu ses joues auraient presque rosi. Mais ce n’était pas son genre de montrer qu’elle était flattée par un compliment, loin de là, elle ne voulait pas montrer que ce genre de chose manquait de la faire défaillir, elle était une femme de classe elle se devait de ne pas afficher ses émotions, lui faisant front, elle s’avança en soupirant.

« Si lorsque je vous propose une boisson cela vous fait déprimer de cette façon, je crains de ne plus pouvoir rien vous proposer. Je ne voudrais pas être responsable de votre remise en question, mon ami. J’en suis fort désolée croyez. Quand à votre question, je ne crois pas être en mesure de vous répondre. Mais posez vous à nouveau une question, s’ils n’existaient pas , comment pourriez vous être en mesure de justifier que vous ne faites pas parti des leurs? Pour voir ce qu’est la lumière il faut d’abord avoir connu l’obscurité comme on dit. Je trouve que cette idée s’applique parfaitement ici, et elle exprime exactement ce que j’essaye de vous dire sans trouver les mots justes. »

Tout en disant cela, elle avait posé une main sur son épaule , elle la retira après avoir fini son propre discours, et regagna sa méridienne, s’y laissant tomber avec aisance et grâce. Elle déplia ses longues jambes et lui désigna l’autre canapé en face d’elle.

 « Prenez place je vous prie, ne restez pas debout, on pourrait croire que je ne sais recevoir , pourtant je m’efforce de le faire du mieux possible. Quand à vos compliments monsieur, je vous en remercie, mais je risquerai de ne plus pouvoir redescendre sur terre si vous me flattez ainsi, restez raisonnable, même si soyons clair, vous avez raison, j’ai toujours été une femme de goût et je sais qu’il y a milles raisons de me jalouser. Ne parlons pas de cet épisode, j’ai toujours aimé les endroits peu commun, particulièrement ceux où l’on ne m’attend pas. »

Il était vrai que personne n’aurait pu imaginer une femme comme elle traîner dans ce genre d’endroit. Le bar où elle l’avait croisé était , pire que miteux, il était malfamé , et en un piètre état, seulement on y servait de très bonnes bières. De nature russe, Ivanna avait toujours eut un certain penchant pour l’alcool, non pas qu’elle appréciait les beuveries, ou quoi que ce soit, non elle appréciait le bon vin, en modeste quantité soyez en sur. Même pas assise deux minutes , elle se releva , laissant James seul, et gagna la cuisine. Elle en ressortit quelques minutes après ,deux verres à la main et déposa le verre sur sa table basse juste en face de son invité.

 «  Allons vous l’avez dit vous-même , je suis une femme de goût. Par conséquent je ne sais pas ce qui est à la mode, je préfère l’intemporel, le classique chic, celui qui ne se démodera jamais. La mode passe, le style lui, reste, rappelez vous en. C’est pourquoi j’ignore ce que l’on sert dans les endroits à la mode en ce moment, je ne fréquente plus les gens de la haute société voyez vous, ce n’est pas mon milieu, sinon je ne serai pas ici. »

Portant son verre à sa bouche, elle en bu une gorgée avant de reprendre.

 «  Quoiqu’il en soit, j’ai choisi cette fois de ne pas vous servir du classique. Je me suis dit que quelque chose de nouveau serait bon à découvrir pour vous, même si j’imagine que vous connaissez peut-être. Dans ce cas mon effet de surprise serait raté, j’en serai très déçue. Je vais éclairé votre lanterne, c’est de l’absinthe, elle vient tout droit de France, elle est produite là bas, non loin de la Suisse, je crois que c’est comme ça que s’appelle ce pays, mes connaissances en géographie sont limitées malheureusement. C’est particulièrement en vogue là-bas. »

En effet son verre était rempli d’un liquide d’une couleur verte très lumineuse. Elle le leva en face de ses yeux, admirant le verre en cristal particulièrement détaillé. Bien sûr dans l’autre monde, elle savait très bien que cette boisson était interdite, c’est pourquoi elle profitait d’être ici. Les interdits, c’était bien plus drôle sans. Elle jeta un coup d’œil à la valise de son invité, et marcha jusqu’à lui avec un sourire.

«  Comptez vous me dire la vraie raison de votre visite ? Je veux bien croire qu’elle soit purement amicale, mais ne vous a-t-on jamais appris les bonnes manières. Passer à l’improviste, par une heure aussi tardive, sans plus d’excuse que de vouloir me prendre de mes nouvelles. Vous croyez vraiment que je vais vous croire. Si c’est le cas j’admire votre audace, et je serai flattée de votre visite. Et pourquoi venir chez moi avec une valise, vous comptez sur moi pour vous loger? Mon canapé est disponible, s‘il vous le souhaitez mais je doute que ce soit ce qui vous intéresse. Alors que contient elle, si ce n‘est pas indiscret, même si j‘estime que cette valise étant chez moi j‘aurais tout à faire le droit de l‘ouvrir sans votre permission, mais j‘ai plus d‘élégance que cela.»
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James Barker
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MessageSujet: Re: Un visiteur surprise [James]   Ven 7 Aoû - 6:18

PARTIE 1 DE 2





Bien que ce n'était pas la première fois qu'il participait à une telle activité, James restait toujours étonné du talent du parler de Ivanna. Si fluide et précise dans ses mots, elle parlait comme si rien n'était, une petite touche d'innocence et de naïveté sans doutes. De plus, sa douceur avait de quoi déstabilisée l'Immortel qui ne s'était jamais prêté à un tel exercice. Sa nature le forçait à se résigner à renier toutes les émotions les plus pures de l'humanité. Aimer d'un amour véritable lui était impossible, offrir de l'affection à une femme en détresse était impensable, faire preuve d'une éternelle tendresse lui était défendu. Il devait se rendre à l'évidence, jamais James Barker ne pourrait être heureux comme l'humain dans toute sa simplicité pourrait l'être. Son bonheur, si l'on pouvait le qualifier de ce terme peu commun, se situait dans une toute autre sphère de la réalité. Obtenir le pouvoir, le savourer, en profiter pour ses propres besoins personnels, c'était sa véritable définition du bonheur. Bien que c'était une évidence, il évitait d'en glisser quelques mots, il ne voulait surtout pas décevoir sa compagne de salon. Femme respectable elle était, respectée elle devait être, et il le laissait largement paraître dans ses prochaines déclarations, alors que les deux personnages se dirigeaient vers la cuisine...

Même si vous y appliqueriez les efforts les plus conséquents à votre portée, je doute que la déception saurait surgir à mon esprit vous concernant. Voyez-vous, il est impossible pour votre personne de vous détachez de ce que vous êtes réellement. Votre identité est forgée depuis votre naissance et est noyée en vous, vous êtes ce que vous êtes, sans en avoir le pouvoir de l'altérer selon les besoins de votre volonté. Vous n'êtes pas comme moi et cette... facette de votre personnalité vous confère un pouvoir que je n'aurai jamais à ma portée, même si je voudrais à tout prix. Si vous saviez ce que c'est de ne pas posséder sa propre identité...

L'Immortel serra les poings à l'écoute de ses propres paroles. Un homme qui était aussi fier d'un mensonge perpétué comme une tradition sacrée, pourquoi y était-il condamné? Pourquoi il ne pouvait pas être Stephen Olympos? Car il est mort, son esprit enterré dans une autre époque. Impossible d'aller piller sa tombe pour tenter de faire ressurgir les vestiges d'un ancien monument antique qui n'en a jamais été un réellement. Se consacrant entièrement à sa nouvelle raison de vivre dans l'éternité, il revient dans le présent en relâchant ses mains dans un élan d'un soupir peu prononcé. Ne dirigeant aucun sourire ou émotion sur son visage, il reprit...

Je ne possède aucuns véritables amis qui nourrissent leur esprit avec une lecture aussi particulière, ainsi votre affirmation est totalement fausse et erronée. Aussi surprenant que vous pouvez le croire, j'ai déjà couvert un de ses ouvrages il y a quelques années. Je réside dans un manoir où les livres abondent, où les mots sont les chaines reliant ma propre réalité à ce mystère que je tente de percer depuis des années. Malheureusement pour votre propre curiosité, ma lecture de chevet s'éloigne de tout ce que vous pourriez imaginer, avec la bibliothèque conséquente qui s'offre à ma soif de connaissance, je peux la varier comme bon me semble. J'espère bien pouvoir découvrir ce que vous, vous y cachez dans la votre, probablement des perles littéraires qui sont à l'image du calibre de femme que vous êtes. Sur ce domaine, l'étonnement sera perpétuel alors votre souhait sera exaucé. Si seulement c'était aussi simple pour mes sentiments, enfin, ce qui peut en rester... Si mon amie ici présente réussi à en récupérer ne serait-ce que des minuscules fragments, alors ça serait James Barker qui en resterait surpris. Vous auriez réussi en de nombreux siècles ce que tous ont lamentablement échoué...

Ce serait un bouleversement incroyable dans l'histoire si il s'avérait que le redoutable James Barker aurait ne serait-ce qu'un semblant d'émotions. Jamais il ne laissait impression qu'il pourrait se rapprocher de la faiblesse humaine, jamais on l'imaginerait par exemple de faire preuve de tristesse ou encore de compassion pour les choses qui lui servaient de semblables. Surtout quand il était entrain de crier rage et colère comme il le faisait et l'avait toujours fait. Après s'être apaisé, Ivanna se retourna en sa direction et tentait probablement de le réconforter comme elle pouvait, bien que l'échec serait une conséquence de son acte. Puis un contact physique, une main, des doigts vinrent s'enrouler légèrement autour de son épaule dans un geste doux et amical. Le contact féminin était une variante dont James n'avait pas été victime depuis trop longtemps déjà. Après tout, quelle femme digne de mériter le meilleur disponible pourrait bien vouloir se jeter dans les bras d'un monstre sans fin? Profitant de cet instant paisible pour en tirer le plus d'avantages possible, il s'empressa de placer son opinion avant que la jeune femme poursuit sur sa formidable lancée. Elle avait vraiment une chance incroyable de pouvoir être la spectatrice de cette mise en scène qui n'avait rien de banale. Quand le monstre était au repos, James Barker était quelqu'un au charisme indéniable et on pouvait constater sans se tromper que la détermination suait des pores de sa peau. Un phénomène peu commun dans cette obscurité...

Déprimer... La déprime, très chère Ivanna, je l'ai oublié et pour rien au monde je souhaiterais la faire surgir dans mes souvenirs. Verser une larme est une banalité à laquelle je ne peux m'abandonner, ainsi, je ne peux être atterré par une écrasante défaite. Et si vous êtes responsable pour quelqu'un, c'est pour ma visite en ce lieu rafraichissant pour l'humeur et rien d'autre. Ma remise en question, hahaha... J'incarne l'intemporalité et l'essence même de l'éternité, je suis le représentant d'une génération attitrée à la mort et à la disparition des souvenirs présents... Qu'est-ce que je suis, Ivanna? Suis-je la lumière de cette obscurité? Brillant comme l'étincelle d'un soleil éteint que je suis, je n'incarne rien d'autre que les pires cauchemars du monde humain! Je fais souffrir, je propage la mort comme une trainée de sable derrière le chemin de mes pas passés, personne n'y échappe, personne ne peut avoir cette compréhension de cette fatalité inévitable! Qu'est-ce que les humains méritent d'autre de toute façon!? Mais... Vous avez raison, ils sont malheureusement nécessaires, sinon, sur qui je pourrais m'acharner avec autant de dévotion? Vos mots sonnent juste à mon oreille, je les ai bien captés comme chacun que vous prononcez depuis le début de notre longue conversation, soyez-en consciente.

Son envie d'exploser d'une colère dévastatrice était culminante. Ils venaient de passer le vif d'un sujet qui faisait bouillonner à rien l'Immortel, autant donc l'éviter comme la peste. Mais la simple main de la blonde était comme un couvercle sur l'immense marmite de pure rage que voilait James, c'était doux, appaisant, c'était... Non, il ne devait pas penser à ça, il ne devait s'éloigner de sa réalité, de son identité, de ce qu'il était devenu, de ce qu'il était, d'être James Barker et d'en ressentir une fierté insaisissable. Voulant profiter sans doutes d'une certaine détente, la jeune femme se laissa tomber avec élégance dans un des canapés qui décorait le salon. C'était meublé très sobrement, rien n'était extravagant ou sortait de l'ordinaire, la différence était frappante avec sa propre habitation. Mais après tout, si la jeune russe s'y plaisait, pourquoi la plainte devrait exister? Prenant place à son tour dans le très confortable canapé qui l'attendait, James remercia l'invitation d'un petit sourire et d'une caricature d'un penchant de noblesse, alors qu'il s'inclina de façon exagérée vers l'avant. Croisant ses mains tout en dépliant à son tour ses grandes jambes, il cibla directement son regard, ses magnifiques yeux bleutés qui captivait toute l'attention de James sans aucuns problèmes... Disons qu'il en était attiré, c'était un fait, et ça se voyait presque dans la façon dont il déposait son regard sur elle, avec la façon qu'il agissait avec elle, avec les mots qui décrivaient ses phrases ficelées avec habilité et versatilité...

Le mieux possible que vous faites, c'est être vous-même, d'incarner la charismatique intelligence qui vous caractérise comme une femme hors du commun. Et puis, si vous ne saviez pas recevoir ma chère, vous n'auriez pas allumer ce chandelier ou je n'aurais même pas eu cette proposition d'un breuvage pour me désaltérer. C'est très aimable de votre part, sachant que vous auriez même pu laisser le démon hors de votre antre sacrée. Je ne sais qu'apprécier trop peu de choses dans cette lugubre massacrante alors si je peux reconnaître le sens du charisme que vous incarner avec l'aisance même, c'est un début dans une reconnaissance sur laquelle j'ai toujours crachée. Sachez aussi prendre mes compliments, ils n'ont pratiquement jamais existé avant aujourd'hui, leur valeur en est donc renforcés. Je ne pourrais continuer sur cette offensive verbale? Vous refuseriez que j'affirme que vous êtes le modèle physique parfait? Vos cheveux dorés plus scintillants que l'éclat de la lune, vos yeux plus éblouissants que cette lumière qui nous inonde dans notre propre obscurité, vos formes féminines qui incarne la beauté de la gravité, et que dire de votre démarche... Si vous êtes une femme de goût, est-ce pourquoi vous avez accepté de m'ouvrir votre porte dans la plus grande amitié qui vous habitait? Ou peut-être que vous dissimulez vos réelles intentions? Le mystère que je m'apprête à découvrir, c'est excitant n'est-ce pas?

Abaissant sa tête alors que la belle s'était levée pour aller chercher les boissons, James déposa le bout de ses doigts sur la valise qui l'accompagnait. Sachant que ce qu'il y avait à l'intérieur pouvait être d'un danger terrible face à sa réputation, il devait se servir de cet outil avec précaution, ce qui était loin d'être son talent le plus efficace. D'habitude, il agissait avec conviction, sans réflexion, persuadé que ses objectifs allaient réussis parfois sans préparation. Aujourd'hui, en cette soirée, tout était différent. Il croyait que ce serait à Ivanna de passer le test de confiance mais en réalité, ce n'était qu'une grande épreuve pour James qui se voyait confronter à ce qu'il n'a jamais aidé. Étrange paradoxe se disait-il mais il ne pouvait le contourner, il n'était pas lâche. Il allait traverser l'obstacle à grands coups de pied vers l'avenir, personne ne pourrait l'arrêter, personne, encore moins Ivanna qui était plus la pour l'aider que le nuire. Cette dernière revint de sa courte escapade à la cuisine avec 2 verres de crystal contenant un liquide vert. L'Immortel fronça les sourcils, car même dans ses mémoires les plus lointaines, il n'avait pas souvenir d'une telle boisson. La jeune femme présenta fièrement sa surprise et effectivement, il n'en avait jamais entendu parler. D'une certaine façon, il la félicita de son exploit...

Si je croyais que James Barker pouvait être encore surpris après autant d'expérience dans la vie... Encore une fois, Ivanna, vous avez réussi là ou tous ont échoués jusqu'à preuve du contraire. Je n'avais jamais entendu quelques mentions sur cette boisson qui m'est aussi mystérieuse que vous. Impressionnante vous êtes, intrigante est la possibilité que vous m'offrez. L'absinthe française, quel goût tu possèdes dit moi?

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Dernière édition par James Barker le Ven 7 Aoû - 6:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un visiteur surprise [James]   Ven 7 Aoû - 6:18

PARTIE 2 DE 2. Important de lire la première avant.





Avalant la gorgée d'une seule traite, brusque et sévère dans son mouvement de bras, il déposa le verre sur le table en souriant. Avec le temps, son métabolisme immortel s'était accoutumé à l'effet de l'alcoolisé, il pouvait se permettre d'agir avec cette extravagance qui avait de quoi surprendre ceux qui ne s'y attendaient pas. La saveur était à la forte renforcée mais exquise, presque un exotique des îles. Elle avait aussi cette petite douceur en arrière-plan, un peu comme la situation présente entre les deux individus. Hochant de la tête pour répondre qu'il appréciait cette nouveauté, il écouta ensuite la belle parler qui se rapprochait de lui. C'était le moment venu de dévoiler son secret, de faire tomber le rideau bien que l'avant-première était délicieusement bien concoctée. Mais avant, il se releva pour faire directement face à la jeune russe, était assez près d'elle pour lui répondre...

Avouez que jusqu'à présent, le déroulement était plutôt amical. Je peux dire que cela faisait parti de mes raisons, savoir comment vous vous portiez et avoir de vos nouvelles. Le monde est dur, son déroulement est rude, je voulais m'assurer qu'une de mes rares amies en ce monde obscur s'en tirait sans trop d'embuches. Mais... Il y a autre chose, comme vous me le laissiez entendre, vous vous en êtes rapidement douté. On ne peut rien vous cacher ma chère, dommage. Votre canapé est aussi confortable que le plus doux des satins mais la douceur n'est pas le domaine qui me fait le plus chavirer, alors si j'ai à dormir, ce qui m'arrive très peu souvent, ce sera dans un lit et ça ne tient qu'à vos propres intentions que j'ignore si c'est le vôtre.

Difficile d'être plus direct que la dernière phrase de l'homme. N'étant perturber par aucune gêne ou émotion qui trahirait son calme et son assurance, James se recula légèrement pour glisser sa main sur sa valise et la déverrouiller en un habile mouvement de doigts. Mais il la laissant refermée, conservant son trésor à l'intérieur de son coffre-fort. Il voulait faire durer le suspens qui s'étirait de plus en plus. Retourne face à Ivanna, il respira longuement sans glisser un seul mot. Habilement, sans trop s'y attarder, il glissa deux de ses doigts sous le menton de la belle blonde avant de se reculer plus loin tout en prenant le verre de crystal entre ses doigts. Regardant avec fascination le verre, il ferma ses propres yeux et frappa légèrement le verre contre le rebord de la fenêtre, simplement pour fracasser un petit morceau du verre. Maintenant que l'objet était fracturé, l'Immortel dévisagea le décor de la nuit avant de reprendre ses paroles...

Cette valise contient la vérité, le savoir absolu de la terre qui se refoule sous nos pieds. Toutes les réponses que vous pourriez vous poser sur cette ville, tous les secrets que le passé ose éloigner de nos ambitions, le temps n'a aucune pitié, aucune considération pour les êtres qui sont à la recherche quand il est perdu sans sa propre échelle. Seulement, il faut savoir, il faut être certain, il faut le sentir, êtes-vous prête à l'accepter la vérité?

Déviant son regard vers son bras gauche, celui opposé à sa main qui tenait son verre, il examinait son propre corps, sachant parfaitement ce qu'il allait se passer. James approcha le bout de son verre cassé et point de sa main, le tout étant bien visible pour les yeux de la belle. Appuyant le crystal contre sa peau, il le fit lentement glisser vers le haut, remontant lentement le long de son bras. En réalité, l'Immortel était entrain de se tailler une parfaite entaille dans le bras qui était d'une profondeur conséquente. L'écarlate de son métabolisme ne mit qu'un instant à surgir pour se laisser déverser hors de son enveloppe corporelle. Le spectacle était d'une consistance macabre et insensible mais James s'en moquait car c'était une nécessité bien réelle pour faire avancer la relation. Après quelques secondes de la naissance de la plaie, l'inverse se produit. Les gouttes de sang s'estompèrent, les plans de la peau de se repliaient sur eux-même et la chair se rattachait à ce qui lui permettait de conserver son essence vitale. Le processus était impressionnant à voir et il ne laissait absolument aucune trace sur le bras de l'homme, comme si rien ne s'était jamais passé. James tendit alors son bras sur le coté, montrant bien à la jeune russe que la plaie était bel et bien disparue...

Pourquoi quand j'ai découvert ce jeu, on m'a donné l'immortalité? Savez-vous pourquoi, Ivanna? Si seulement vous saviez ce que c'est de ne pas pouvoir souffrir, de ne pas pouvoir mourir... Je suis un homme indestructible et ça fait déjà 2000 ans que j'en suis conscient. J'ai passé deux millénaires dans cette prison à chercher à comprendre, à comprendre la réalité qui m'entourait. Un immense rêve qui n'a rien de vrai, si seulement c'en était un! Rien n'est vrai dans ce monde, rien n'est beau dans le mensonge, tout n'est que laideur et horreur dans chacun d'entre nous! Mais on s'en moque, bien sur! Parce que tout est plus facile dans le mensonge, tout est plus facile que le destin nous favorise face aux plus démunis! Les pouvoirs, les indices, les loups-garous, les vampire, pourquoi tout ça existe? Pourquoi en sommes-nous victime? Pourquoi suis-je devenu James Barker? Savez-vous seulement pourquoi mon identité est ce qu'elle est aujourd'hui!?

Hurlant un cri de frustration bref mais bien prononcé, James lança violemment le verre directement dans le mur le plus éloigné, le faisant éclater en miettes. Le monstre venait de se réveiller et dépendant de ce que ferait Ivanna, il n'était pas prêt de se rendormir. Restant à bonne distance de la belle, comme s'il voulait inconsciemment éviter de la blesser, il reprit dans son agressif élan verbal...

Je dois savoir, accomplir la destinée qu'on attend de moi, personne ne pourra m'en empêcher! James Barker ne se résoudra jamais à se replier en sanglots dans un coin en déprimant sur le triste sort de ce jeu! Jamais je ne pleurerai la mort de ma famille, ils sont en cendres depuis des siècles! Non... Les émotions, elles ne servent qu'à être le symbole pur de la destruction. L'amour aveugle conduit à la destruction de soi, la rage conduit à la destruction des autres, la vanité conduit à la destruction de notre propre environnement. Moi, je ne détruis rien vous savez, non... Je ne fais que préserver la mort qui est vivante depuis le début des temps, depuis l'antiquité, depuis une époque aussi poussiéreuse que le stupide bouquin que je conserve dans ma valise! C'est ça la vérité, James Barker est un immortel qui repousse les limites du temps, et jamais on a compris ce qu'il était! JAMAIS!

Son rythme de respirations était saccadé et horriblement bruyant, difficile de le contrôler. Dans un autre élan décisif et imprévisible, il frappa solidement un des carreaux de la fenêtre pour le faire exploser avec autant d'impact que le pauvre verre qui avait accueilli la délicieuse boisson. Sa main était transpercée par des dizaines de petits morceaux de verre qui s'étaient logés dans les tissus cutanés de l'homme. Il les retira un à un pour les jeter à l'extérieur, évitant de causer encore plus de dommages à l'intérieur. N'imaginant même pas les répercussions de sa crise, il s'avança vers Ivanna alors que sa main se régénéra de ses quelques précédentes blessures. Il ouvra sa valise dans un geste très lent, très calme, à l'opposé de ce qu'il était précédemment. À l'intérieur, il y avait le stupide bouquin dont il parlait...

Spoiler:
 


L'histoire entière de Londres, de sa fondation avant la naissance du Christ, jusqu'à notre époque avant le jeu, c'est à dire le début du 19ième siècle. Tout ce que vous voudrez jamais savoir sur la cité de Londres peut se trouver à l'intérieur de ces pages. C'est un ouvrage que j'ai découvert alors que je faisais une fouille approfondie des étagères de ma grande salle de bibliothèque, je considère avoir beaucoup de chance de l'avoir découvert, considérant les nombreux secrets et intrigues qui y sommeillent. À la fin de l'ouvrage, il y a un annexe de plusieurs pages concernant Leonardo Da Vinci, le génie italien aux mille talents. C'est quelque chose de très intéressant à lire, on en apprend beaucoup sur l'homme et sur ce qu'il a fait pour la société de son époque. Peu peuvent se vanter de l'avoir rejoint dans la perfection de ses réalisations. Je vous invite à prendre le livre, et si vous acceptez de le faire, protégez le. C'est un héritage des anciennes civilisations, le témoignage d'une longue époque que même moi je n'ai pas eu l'occasion de vivre. C'est précieux, très précieux, trop précieux, c'est tout comme...

Ne finissant pas sa phrase tout en traçant un petit sourire sur ses lèvres, il se retourna pour lui faire dos, allant s'adosser contre le mur non loin d'eux, tout juste à coté de son meuble à livres. Alors qu'il la regardait de loin, ne cessant de se répéter pour lui-même que c'était vraiment une femme incroyable qui avait tous les atouts pour être une alliée parfaite dans sa quête, il murmura quelque chose. Le son était tellement inaudible et faible qu'il ne pouvait être perçu par le sens auditif. Son regard croisa un instant celui de la blonde, laissant ses propres yeux se faire bercer par l'océan de bonté qu'ils étaient les siens. Secouant légèrement sa tête, il dévia son regard neutre et sévère vers la fenêtre, profitant du calme de la nuit pour réfléchir sur la suite, peu importe ce qu'elle serait...

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MessageSujet: Re: Un visiteur surprise [James]   Mar 11 Aoû - 11:35

Depuis le départ, James complimentait sans cesse Ivanna. Ce n’était pas ce qui la flattait , à vrai dire, elle avait l’habitude des compliments et s’en lassait rapidement. La plupart du temps, on pensait vraiment ce qu’on disait, mais il était tellement facile de duper son monde alors. Il n’y avait rien de pire que les faux compliments, c’est pourquoi au fil de ceux de James, la russe avait fini par s’en désintéresser et scrutait plutôt la fenêtre. Elle saisissait quelques bribes de son discours et buvait son verre sans se soucier de son invité.

« Oui je vois. » répondit elle sans détourner le regard

De toutes manières ça n’avait pas d’importance , puisque lui ne l’écoutait pas, c’était un dialogue de sourd, il repartait dans ses discours, sans se s’occuper d’elle. Peut-être devait elle s’intéresser un peu plus à son invité, mais ça semblait compliqué, la fenêtre l’attirait, elle regardait se qui se passait dans la rue. Elle aimait ça, observer sans être vue, c’était plus qu’agréable, si jamais elle avait été en compagnie d’une bonne amie , elle aurait pu critiquer ce qui se passait et en rire, mais elle doutait que l’homme chez elle pourrait faire office de « bonne amie ». Elle décelait une pointe de colère dans les propos de son invité, cela l’intriguait un peu. Imaginez donc qu’il pète un plomb chez elle, qu’il l’attrape, la jette sur le canapé et l’étrangle. Oh mon dieu! Imaginez ça un instant! Un frisson lui parcourut le dos rien qu’à la vision de cette scène. Au pire elle crierait à la mort, lui casserait son verre sur la tête, un bon coup de pied là où il faut et hop elle s’enfuirait en courant, oui c’était un très bon plan. Ivanna avait toujours des idées comme ça, elle préparait des plans au cas où ses invités deviennent fous, ou qu’elle soit prise en otage, de drôles de situations tout de même. Mais la russe avait toujours été une femme très prévoyante, et ça payait souvent, elle s’était sortie plus d’une fois d’une situation qui allait de gênante à périlleuse avec ses petits plans. Finalement, elle tourna le regard vers James, cet homme avait l’air de cacher tellement de choses. Elle se demandait quelles avaient été ses peines, ses joies, ses pleurs. Quelles choses cachait il tout au fond de lui-même? Il devait avoir des milliers de secrets, et si jamais il osait se livrer à elle , elle saurait garder tout ça pour elle. Seulement ce ne devait pas être son genre, il était plutôt froid et distant, la seule chose qu’il savait faire avec Ivanna c’était de la flatterie. Peut-être qu’il pensait ses compliments mais il n’avait cessé de l’abreuver avec, qu’elle en était rassasier. Elle s’appuya contre le mur, le dévisageant, puis le regarda de la tête aux pieds. Qui était il vraiment? Elle laissa tomber sa contemplation et finit par l’écouter.

« Je n’imaginais pas que la lecture vous intéresse autant. Mais cela ne me surprend pas mon cher, c’est bien plus qu’un passe-temps ou une occupation. Enfin pour passer le temps, cela doit être long…Mon ami je n’ai pas la prétention de pouvoir connaître ou vous créer le moindre sentiment, vous savez que je ne suis pas une femme prétentieuse, même si j’aime relever de grand défi voir même l’impossible. »

Bien bavarde jusque là , la jeune femme finit par se taire, laissant déblatérer son invité. Elle ne savait que lui dire, cette homme était plutôt spécial, enfin c’était un peu normal, à sa place, elle ne savait pas ce qu’elle serait devenue. Mais là, impossible de trouver que lui répondre, elle savait bien qu’en essayant de le ‘réconforter’, même si le mot ne s’y prêtait pas, elle ne ferait rien de plus que d’envenimer la situation et d’agiter sa colère, alors, autant laisser tomber, elle n’avait jamais vraiment aimer les causes perdues, et ne croyait pas au miracle. Et que James Barker puisse être de bonne humeur, ou décoche un sourire, était , tout simplement inconcevable. Son visiteur continuait de la complimenter, elle soupira, selon lui elle était une hôte parfaite, belle, intelligente , charismatique , et bien d’autres choses encore. Elle soupira un instant et se détourna vers lui, sirotant une gorgée de sa curieuse boisson.

« Vous dites ça uniquement car vous êtes chez moi, ou dites vous cela à toutes les femmes? Je suis sûre qu’elles en sont ravies, mais moi cela finit par m’exaspérer, vous l’avez constater, je ne suis pas une femme ordinaire, je suis particulière. Comme vous . Peut-être pas autant, mais vous et moi on se ressemble, nous nous ne pouvons pas nous fondre dans la masse, alors cessez de me traiter comme l’une de celle que vous côtoyer d’habitude. »

Elle regarda sa réaction, lorsqu’il goûta le breuvage qu’elle lui avait amené. Elle décocha un sourire, là ce compliment lui faisait plaisir, car surprendre James, était ce encore possible? Ca paraissait plutôt compliqué en tout cas, elle s’inclina légèrement en esquissant un rire clair. Même si elle envisageait de le surprendre une nouvelle fois, elle trouverait bien comment.

« Amie? Je le prend comme un compliment, même s’il en pleut ce soir sur moi. Je suis heureuse que vous vous inquiétez pour moi, mais ce n’est pas la peine. J’ai toujours détesté qu’on me sous estime, envisagiez vous que je ne puisse me débrouillez seule, je suis une femme indépendante, ancrez vous ça dans la tête, et que ça reste gravé. »

L’idée qu’il puisse dormir dans son lit , lui arracha un rire, s’il dormait dedans ce soir, c’est qu’elle n’y serait pas, elle n’était pas ce genre de femme. Elle serra ses doigts autour de son verre, comme si elle voulait se raccrocher à quelque chose. Cette phrase était direct et la réponse le serait tout autant.

« Dormez dans mon lit, mais sans moi alors. Si vous voulez ce genre de chose, allez plutôt trouver une autre de vos amies, ou une catin! »

Ah ce qui allait venir allait être intéressant, il comptait ouvrir sa valise et lui montrer quel trésor elle renfermait. Ivanna avait hâte de savoir, après tout si il était venu jusqu’ici c’était pour lui montrer ce qu’elle contenait. Et pour qu’il vienne à une heure pareil, ça devait être intéressant. Il ouvrait doucement la valise, la blonde trépignait d’impatience, que voulait il lui donner?! Si c’était de l’argent , elle refuserait, pour elle une femme ne devait pas accepter d’argent sans avoir quelque chose à donner en retour. Et elle jamais elle ne donnerait son corps ou ne se laisserait acheter, elle avait tellement plus de classe que ça ,et elle espérait que ce n’était pas ce que son invité avait prévu, sinon elle le mettrait dehors, tout de suite. Elle s’attendait à voir la valise s’ouvrir contenant milles trésors. Pourtant, la réalité en fut tout autre, il se dirigea vers la fenêtre et casse son verre. Les yeux d’Ivanna sortirent de leur orbites, mais à quoi jouait il?! Il voulait la tuer ensuite, qu’Est-ce qui se passait, était il devenu fou! Elle avait envie de le mettre dehors, mais juste avant il s’était tellement bien comporter, il ne pouvait pas être mauvais, elle serra les dents, puis se mordit la lèvre, l’écoutant attentivement.

« James, que faites vous? Que vous a fait ce verre, qu’est-ce que cette histoire de vérité, que contient cette valise, je ne comprends pas. Pourquoi souhaitez vous me la donner , soyez plus clair, je ne suis plus votre raisonnement , aidez moi à comprendre. »

Lorsqu’il approcha le verre de son bras, la blonde prit peur, elle fit deux pas en arrière. Quelle idée saugrenue lui passait encore par la tête. Lorsqu’il s’entailla le bras, elle accouru vers lui, il ne comptait tout de même pas se suicider chez elle non? Finalement la peau de James se referma sur sa plaie, jamais , la russe n’avait vu ça, elle fut stoppée net, surprise et légèrement écœurée par le spectacle. Puis il partit dans son délire, il eut des propos particulier, il commençait à lui faire peur, mais elle ne lui montrerait pas , elle gardait une apparence calme , pas du tout impressionnée par son cinéma. Jusqu’à ce qu’il décide de lancer son contre le mur. La, elle hurla, elle lâcha son verre qu’il explosa en morceau, l’absinthe se répandant sur son parquet.

« Je n’en sais rien. Comment voulez vous que je le sache! Savez-vous, vous ce que c’est d’imaginer qu’on va mourir ici, sans jamais revoir ses proches? Vous rappelez vous seulement ce que c’est d’imaginer qu’ils vivent encore, que votre père se demande où vous êtes et pourquoi vous êtes partie?! Arrêtez de croire que vous êtes le seul! Chacun de nous se pose des questions, des milliers de questions bouillonnent chaque jour dans ma tête, savez-vous ce que c’est de se sentir, tellement humaine par rapport aux autres, qui eux sont différents. Alors que moi, je suis comme tout les autres, je vais mourir comme ces londoniens, avoir la même vie qu’eux, sans pour autant l’avoir souhaitée! JE N’EN SAIS RIEN!!!!! Je ne sais pas pourquoi vous êtes devenu James Barker ,comment voulez vous que je le sache! »

Elle avait fini par hurler ces deux dernières phrases, le fait qu’il s’énerve l’avait mise elle aussi sur les nerfs. Elle pouvait être quelqu’un de colérique, et si il n’avait pas eut ce qu’il voulait c’était tant pis pour lui. Elle se retourna , passant une main sur son front. Elle souffla, sa respiration était saccadée , elle s’était emportée, elle tenta de se calmer. Elle savait qu’elle devait aussi tenté de se calmer, si jamais ils partaient tout les deux dans une colère noire, ça allait mal finir. En à peines quelques phrases elle venait d’exprimer ce qu’elle ressentait depuis huit ans, cette frustration, elle qui n’avait personne à qui se confier, personne avec qui elle pouvait évoquer ce jeu, ça lui avait fait un bien fou, comme si elle avait laissé filé toute la rage qu’elle avait en elle. Enfin, non pas tout, bien sûr. Elle avait toujours cette frustration, lui ne savait pas pourquoi il était là, alors comment elle ,saurait ce qu’elle faisait ici. Cela faisait plus de deux milles ans qu’il errait ici, alors que la jeune russe n’était là que depuis huit petites années. Elle savait bien, qu’elle, n’aurait jamais la chance, ou la malchance ce n’était qu’une question de point de vue, de vivre aussi longtemps , alors jamais elle ne saurait pourquoi elle était ici. Une profonde tristesse marquait son visage, lorsqu’elle pensa à cela. Son invité ne pouvait la voir puisqu’elle était de dos, et elle refusait qu’il la voit , elle avait honte. Elle ne voulait pas être prise pour une femme faible, non, elle ne voulait pas. Elle souffla, son visage n’exprimait plus cette tristesse, elle la masquait, et elle la masquerait jusqu’à ce que son invité soit parti. Finalement elle se retourna vers lui, il reprit son discours, elle l’écoutait avec intérêt, pas comme lorsqu’il la flattait.

« Et si personne n’a jamais compris ce qu’il était, moi je suis censée le comprendre? Si non, pourquoi me dire ça? Je sais bien que vous n’êtes pas incapable de ressentir la moindre émotion, seulement vous ne le souhaitez pas. Mais après tout, la normalité est tellement affligeante… »

Il s’avança vers elle et ouvrit la valise, alors, elle allait savoir ce qui avait causé cette crise. Est-ce que ça en valait seulement la peine? Que contenait elle? Des idées saugrenues passaient par la tête de la jeune femme, peut-être était ce un corps? Avait il commis un meurtre? Était ce en rapport avec ce stupide jeu? Elle retint sa respiration, jusqu’à ce qu’il en extorque…un livre? Un banal livre? Certes cela semblait être un vieux manuscrit, mais pourquoi se mettre dans une telle rage, pour un bouquin?! Des hommes étaient morts pour ce livre? Avait il seulement une valeur? Et pourquoi lui donner? Toutes ses questions bouillonnaient dans l’esprit de la jeune femme, elle attendait que James éclaire sa lanterne. Toute l’histoire de Londres? Les prunelles bleues d’Ivanna s’illuminèrent instantanément, bien sûr, qui n’aurait pas été intéressé par une telle découverte? Il avait une valeur inestimable, si tout ce que James racontait était vrai!

« Vous rendez vous seulement compte de ce que cela représente? Pourquoi m’en faire don? Je ne comprends pas. Que puis je en tirer? Dans quoi m’embarquer vous, soyez plus clair je vous prie »

Bien sûr qu’elle l’acceptait, elle ne l’avait pas dit clairement , mais c’était évident, pourquoi refuserait elle un cadeau pareil. Elle décida de laisser James seul un instant, elle se rendit dans sa cuisine, elle avait besoin d’être seule un instant. Elle s’appuya sur son comptoir laissant tomber sa tête dans ses mains. Quelques instants plus tard, elle alluma le robinet, se passant de l’eau sur le visage, puis s’essuya aussitôt. Elle quitta la pièce et revint voir James avec une balayette dans les mains.

« Me voila obligée de réparer les dégâts que vous avez causé mon ami… Et que j'ai causé aussi je dois bien l'admettre. Je n'aimerai pas me couper, car je doute que pour vous cela soit un problème. »
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James Barker
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MessageSujet: Re: Un visiteur surprise [James]   Jeu 13 Aoû - 22:23

La vie était parfois cruelle alors qu'on ne lui avait guère demandé son vie. C'était facile ainsi de réagir par un torrent d'injures et d'insultes à ce qui nous attache à ce monde, à ce faux monde. Mais parfois, devant la consternation de ce triste portrait reflétant la dure réalité, il fallait l'accepter et c'est ce à quoi les immortels étaient confrontés. Bien entendu, faisant parti d'une race d'êtres privilégiés par le destin d'être témoin de son déroulement, ou peut-être simplement une bande d'aveugles égoïstes, James ne pourrait jamais être le petit humain qui vivait bien calmement ses émotions dans son modeste domicile. C'est cette phrase, cette certitude, qu'il se répéta alors qu'il était seul avec son mécanisme de pensées pendant que Ivanna avait évacuée les lieux pour quelques instants. Toutes les récentes paroles de la blondes lui défilèrent les vents de l'esprit, comme une trainée de flèches cherchant à atteindre une cible lointaine. Bien qu'il était dans une sphère de gentillesse et de semblant de douceur inaccessible dans les temps réguliers, elle n'en faisait pas une remarque particulière, comme si ce n'était qu'une formalité ou une banalité perdant encore plus de saveur alors qu'elle s'effritait hors des lèvres d'un démon contrôlé. Elle ne comprenait pas ce qu'essayait d'accomplir James, après tout, qui pouvait prendre à accomplir cette exploit?

Mais là où elle tentait de prendre du terrain, c'est quand elle déclarait tout le sens dramatique de sa situation. Après tout, elle, était encore dans l'humanité et pouvait se permettre des incertitudes émotionnelles, loisir qui avait échappé des mains de James Barker. Jamais l'homme n'avait été le témoin d'une opposition aussi soudaine, aussi explosive et il va sans dire que ce n'était pas la chose qu'il appréciait le plus. Même si malgré tout, pendant la crise de la jeune femme, il était resté habité par un calme inhumain, voir surnaturel. N'importe quand, ses intentions de rage pouvaient éclater et inscrire de profondes marques de souffrance et de douleur sur les surfaces du cœur de Ivanna. Ce cœur, c'était probablement le trésor qu'il cherchait le plus à protéger dans ses lieux. Mais pourquoi? Qu'est-ce qui pouvait bien pousser l'Immortel à agir et surtout réagir de la sorte? C'était encore pire quand la blonde l'écoutait avec intérêt quant à son discours sur sa situation émotionnelle. Si elle avait raison , si elle avait percé la toile de ce grand mystère, serait-ce une première véritable défaite sur le plan des sentiments pour l'Éternel? Il serrait durement les poings à la simple présence de cette idée dans son esprit. Ce n'était pas possible, surtout pas pour James Barker! Mais était-il James Barker? Pourquoi l'est-il devenu?

C'est en suivant le chemin de ses interrogations qu'il constata que la jeune femme était de nouveau dans la pièce, armée d'une balayette pour ramasser les dégâts du choc. Refusant qu'elle puisse être une innocente victime des fragments de crystal qui décoraient le sol, il s'avança vers elle et repoussa d'une main le balais qu'il finit par faire déposer sur le canapé. Alors qu'il secoua la tête légèrement comme un signe distinctif de négation, il parla, doucement...


Ne vous donnez pas ce mal très chère. Vous blessez dans le présent de notre rencontre serait une variante que nous pouvons éviter et je m'en retrouverais...

Gardant sa phrase en suspension, il glissa légèrement une main sur son épaule avant de se retirer un peu plud loin en direction de la zone concernée. Les morceaux étincelaient sous la lueur lumineuse qui se déposait sur la pièce, comme si les étoiles s'étaient échappées de leur piédestal. Le spectacle était plutôt envoutant mais si James voulait observer les étoiles, il n'avait qu'à se retourner. Se penchant tout en déposant le bout de ses doigts sur les surfaces fragmentées, il ferma les yeux en inspirant longuement, cherchant un semblant de concentration et de paix intérieure. La précédente crise lui avait demandé une énergie morale de plus en plus difficile à conserver, déjà qu'elle était en minorité dans les priorités de la créature. Dessinant le contour des morceaux avec ses doigts, il conserva toujours son calme pour parler, du moins il essayait...

Je ne referai pas l'éloge de vos qualités qui vous font étinceler hors de la normalité vu que votre intérêt en la matière est aussi poussiéreux qu'une antiquité. Pour faire changement, je ne vous dirai que ceci pour vous convaincre de mes bonnes intentions: vous avez fausse route si vous croyez que je vous réserve le même sort qu'aux autres femmes qui ont la chance, ou le malheur, c'est à vous de déterminer, de se trouver à mes cotés. Je suis ici depuis deux millénaires, des siècles et des siècles passés à errer seul dans un océan de culture antique et dépassée. Vous saviez à qui je parlais durant des journées complètes? À des bouquins, à des ensemble de pages recouvert de cuir qui ne me répondait même pas! Comment pouvez-vous faire confiance à des livres décrivant comme les poètes de la Grèce d'avant Jésus-Christ dans toute leur splendeur? La confiance, Ivanna, c'est le sentiment que vous me créez avec une précision redoutable, sachez donc que l'entretenir est la seule chose que je vous demande de faire. Si vous me faites confiance, vous savez que je dicte la vérité, et vous en êtes dépendante de la vérité, car elle est l'objet de votre quête interminable. Vous fantasmez à l'idée de répondre à votre incompréhension face à ce mensonge pourtant bien réel. Si je suis ici, c'est exactement pour ça, pour que la découverte se réalise et qu'elle ne soit pas reléguer aux oubliettes...

Un à un, James se rentrait chacun des petits morceaux de verre à l'intérieur de la paume de sa main. Comme si sa capacité de régénération n'était pas assez particulière, il décida de l'élever à un autre niveau. En effet, les résidus de sa frustration se perdirent à l'intérieur de son corps, comme s'il les avait absorbé, ce qui était exactement le cas. La plaie se refermait instantanément, emprisonnant le fragment à l'intérieur de la main de James, geste qui fut répéter jusqu'à ce que le plancher de la pièce soit complètement vierge de matière indésirable. Se relevant dans un élan un peu brusque, il prit le soin de diriger un regard assurant et reposé sur le visage de la belle Ivanna avant de se positionner tout près d'une fenêtre qui était celle-ci intacte. Sans faire de vacarme incessant, il l'ouvrit pour faire aérer le salon qui devenait de plus en plus bouillonnant de cette étrange sensation que dégageait James Barker. Le prestige du personnage était proportionnel à sa folie et à sa démence, toutes deux des variantes impossibles à prévoir. Sortant sa main à l'extérieur, l'Immortel ferma les yeux et patienta...

Mourir, la mort, la fatalité, je me demande quel goût elle peut posséder après autant de temps. Je ne peux partager ce mal qui vous ronge quant à cette triste fin de parcours de vie, j'en ignore même le sens alors je ne représente pas une référence dans la matière. Votre famille, famille... Ce n'est pas tout le monde qui possède votre chance d'en avoir une, certains sont seuls, très seul... Depuis 2000 ans que je suis seul, Ivanna, 2000! Et je suis encore debout, intact, intégral, face à cette intrigue qui m'échappe hors de tout sens logique parce que non, je le sais bien, personne n'a réussir à la déchiffrer. Un échec lamentable à chaque tentative mais c'est ici que James Barker fait son entrée en scène et je peux vous assurer que ce sera un succès retentissant. Vous en conviendrez que dans un spectacle, il faut des acteurs, doués et expérimentés, qui sauront supporter la grande scène pour éviter que toutes les fondations s'effondrent lamentablement. Je viens vous offrir un rôle pour la pièce scénarisée par le destin, saurez-vous l'accepter? Saurez-vous à la hauteur?

Glissant un petit rire pour détendre l'atmosphère ou exprimer son contentement face à la tournure de la discussion, James dévoila la paume de sa main face à la rue à l'extérieur. Lentement mais surement, les parcelles de crystal se dégagèrent de l'intérieur du corps de l'Immortel pour ressurgir à la surface de la peau, donnant naissance à d'autres plaies dont l'espérance de vie serait bien trop courte pour causer quelconque dommage. Vif comme l'éclair, l'homme les fit jaillir hors de son épiderme pour les laisser tomber sur le plancher de roches, chacun se fissurait en miettes sous l'impact. Laissant ses blessures disparaître, James s'adossa contre le mur pour regarde en vue d'ensemble la pièce. Tout était maintenant propre et impeccable, c'était comme si rien ne s'était passé, sauf si on oubliait la fenêtre bien sur. Marchant dans un pas très calme et détendu, passant à coté de Ivanna en plongeant brièvement son regard foncé et sévère, mais à la fois rassurant et profond comme si un terrible secret s'y terrait, James se dirigea vers le meuble inondé de livres. C'était toujours une facette qui l'avait fasciné, la connaissance écrite, et c'était en raison pourquoi il était présent sur les lieux. Le meuble était à la fois imposant dans sa stature mais reculé dans son contenu, bref il était juste parfait et c'était impossible de s'y perdre. L'Immortel l'observait comme si c'était un trésor d'une valeur inestimable, ce qui était le cas, tout comme le livre qu'il avait offert à la jeune femme...

Après avoir médité sur la suite des choses, James prit place sur le canapé alors que la blonde était debout juste à coté. Dévisageant le grimoire comme si l'objet semblait lui parler, James prit un air beaucoup plus sérieux et contrôle que les minutes précédentes. Croisant ses mains l'une dans l'autre, il souleva la tête pour bien apercevoir Ivanna qui devait être bien attentive si elle ne voulait rien manquer...


Nous sommes dans un jeu mais ce que je m'apprête à vous dire n'a rien d'amusant ou de plaisant pour quelconque joueur de ce monde. Le but de ce jeu, est-ce acquérir la victoire ou prévenir une défaite? C'est ce que nous tentons de découvrir moi et Thomas Wilson. Vous vous souvenez de lui sans doutes, c'était le jeune homme qui travaillait à mon manoir dans les écrits anciens. C'est un atout précieux dans la guerre que nous nous apprêtons à livrer. En apparence, tout semble si calme dans les rues, tout est camouflé dans la nuit et les reflets nocturnes du désespoir, impossible de savoir ce qui se trame. Mais tout ce cirque, toute cette blague d'un centre londonien qui n'a jamais existé, que ce soit dans nos désirs, nos fantasmes, nos rêves, nos cauchemars, la vérité est proche de notre existence alors il est temps de la saisir avant qu'elle s'évapore dans les airs de l'inconnu, encore une fois...

Avançant sa main pour ouvrir le livre à une page précise, il fit glisser ses doigts le long des mots écrits avant de continuer à réciter la suite...

Pour comprendre le mensonge, il faut comprendre pourquoi on a menti au départ, donc pourquoi est-ce que Si Vis Vivere existe, pourquoi a-t-il été inventé et avec quelles intentions. Était-ce qu'un simple divertissement au départ? On l'ignore, c'est pourquoi ce livre, ce bouquin, cet ouvrage sera notre référence. Ce que je vous propose, Ivanna, c'est de vous associer à moi dans cette aventure qui nous mènera au bout du chemin, dans la découverte de cet éternel secret que tous peuvent redouter avec une peur plus ou moins conséquente. Si vous avez confiance en mon expérience et en ma personne, vous savez que ce que je dis s'avérerait véridique une fois le temps venu. Pourquoi vous? Pourquoi ais-je choisi votre personne pour une tâche si complexe et si décisive? Car j'ai confiance, tout simplement. Les preuves que vous avez fournis sont suffisantes pour me convaincre que vous surprendrez tout le monde, moi le premier, dans votre implication de cette éternelle recherche. Pourquoi le livre? Parfois, pour comprendre, analyser et affirmer, il faut remonter jusqu'à la source, jusqu'aux origines. Parcourir ses chapitres en y faisant une lecture attentive et appliqué s'avèrera votre meilleur outil dans notre exécution qui vous sera reconnaissante et vous délivrera un honneur jamais acquis, jamais pensé auparavant. La récompense ultime, le secret, la vérité, il n'y a rien de mieux...

Feuilletant avec rapidité le livre pour arriver à la fin, où se situe l'annexe sur le génie italien Leonardo Da Vinci, James s'y arrêta en respirant lentement tout en répétant le nom de l'artiste dans un murmure d'admiration et de fascination...

Tout ce qui peut se trouver sur cet homme fera parti d'un bassin de ressources à l'importance capitale. Des rumeurs courent au sujet de ses œuvres et de ses créations, il faut garder l'œil ouvert et aiguiser notre vigilance pour que rien nous échappe. Alors en résumé, ce que je vous propose, c'est de vous plonger dans l'exploration cet objet littéraire pour acquérir un savoir qui ne sera en rien semblable à tout ce que vous pourriez avoir déjà été en contact avec. Je suis conscient que je viens de vous livrer une quantité impressionnante d'informations mais le choix ne vous revient qu'à vous et uniquement vous. Je vous fais confiance...

Fermant le livre avec précaution, James resta confortablement bien assis dans le canapé en dirigeant son regard solide et calme vers le visage probablement étonné de Ivanna. Elle ne s'attendait probablement pas à autant, et l'Immortel était prêt à tout, à toutes les réactions inimaginables...

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Ivanna Kosloff
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MessageSujet: Re: Un visiteur surprise [James]   Mar 18 Aoû - 11:59

Cela faisait longtemps qu’Ivanna n’avait pas piquer une telle crise. Ca lui avait fait un bien fou, bien sûr, elle était toujours aussi remontée contre ce jeu, mais pour une fois elle avait pu en parler à quelqu’un, elle avait réussi à exprimer la colère qu’elle avait en elle. Seulement, quelque chose l’embêtait, elle l’avait bien deviné, James Barker n’était pas du tout la personne devant qui elle aurait du piquer cette crise. Si certains auraient pu être émus par cet élan de désespoir mêlé de rage, pour lui , ce n’était sûrement pas le cas. Même si ils ne s’étaient rencontrés que peu de fois, elle avait rapidement cerné le personnage. D’ailleurs elle s’était tout de suite dit qu’elle pourrait s’entendre avec lui. Bien sûr ce n’était pas le genre de belle amitié , plutôt une association de malfaiteurs! Si elle avait su un jour qu’elle rencontrerait quelqu’un comme lui, il était particulier, si mystérieux. Et surtout étrange, avez-vous déjà vu quelqu’un qui avait la chance de vivre plus de deux milles? Et qui était sur de vivre encore bien longtemps? C’était impossible, jamais elle n’aurait pu le croire si elle n’avait pas eut la preuve lorsqu’il s’était coupé devant elle. Si il lui avait simplement dit, jamais elle ne l’aurait cru évidemment. La jeune femme était un peu comme St Thomas, elle ne croyait que ce qu’elle voyait tout simplement, certes ça lui avait parfois jouer des tours, et elle avait du ravaler sa fierté, mais c’était mieux que d’être trop crédule et trop naïve. Plutôt mourir que ça! S’en aurait été déprimant de pouvoir se laisser berner par tout le monde, mais heureusement pour elle ce n’était pas son cas, elle était une femme forte, et très forte, elle en était sûre. Oui un peu prétentieuse la russe, peut-être que ça la perdrait, prions pour que non. Lorsqu’elle revint dans son salon, elle se posa une question: qu’aurait elle fait si elle avait été à sa place. Oui c’était une bonne question, que ferait elle si elle avait la possibilité de vivre jusqu’à l’éternité? Aurait elle été plus douée, plus habile que lui? Elle n’en avait pas la moindre idée, comment aurait elle réagit lorsqu’elle aurait su ça . Et puis il y avait un autre point , elle ne connaissait pas toute la vie de James, et elle serait sûrement bien longue à raconter, de plus il refuserait sûrement. Et puis, jamais la russe ne s’abaisserait à lui demander, elle risquait de s’exposer à un refus et ce serait plus que gênant. Peut-être qu’elle ne se serait pas autant poser de questions que lui, elle aurait profité de chaque époque, et ses particularités. Seulement, tout comme lui, elle aurait perdu sa famille au fil du temps, elle se serait retrouvée vraiment seule, comme lui aujourd’hui. Vu le temps qu’il avait vécu , il devait être seul depuis bien longtemps, quelle tristesse, à chaque fois qu’il s’attachait à quelqu’un , il devait le voir mourir au bout d’une soixantaine d’années, ce qui pouvait paraître très long, mais après tout quand on a toute l’éternité devant soit, ça ne paraît plus grand-chose. Du moins c’était comme ça qu’Ivanna envisageait la chose. Son invité lui non plus n’avait pas de point de comparaison, à ce niveau là il ne pouvait pas savoir si il avait réussi sa très longue vie. Et puis après tout, qu’était ce que réussir sa vie, pour lui ça ne devait sûrement pas être fonder une famille ou quoi que ce soit d’autre, c’était peut-être d’avoir la science infuse? Sa vision de la réussite devait être intéressante? Mais après tout était il dans l’optique de « réussir sa vie » comme en rêvait la plupart des gens, rien n’était moins sur.

Lorsqu’elle s’abaissa pour ramasser , son invité l’en dissuada poliment et déposa la balayette sur son canapé, ce qui lui arracha un léger sourire. Que comptait il faire? Planter sa main dans les débris de verre? C’est sûr ça irait bien plus vite, mais c’était plus que ridicule, alors pourquoi s’infliger ça, alors qu’en deux en trois mouvements c’était réglé? Peut-être s’en voulait il? Ca c’était peu probable, cette scène avait sûrement fait parti d’un plan tarabiscoté, dans lequel elle était censée tomber. Mais qu’importe elle se laisserait faire, et garderait les pieds sur terre, au cas où cet individu serait vraiment mal intentionné, immortel ou non, elle saurait se défendre, et lui coller une balle entre les deux yeux si il le cherchait vraiment! Même si elle n’avait jamais tué personne, elle l’avait parfois envisagé, elle gardait secrètement un revolver dans sa table de nuit, si jamais elle avait des visiteurs nocturnes, qui eux ne viendraient pas pour prendre de ses nouvelles, oui on est jamais trop prévoyant mes amis. Elle l’écoutait en souriant, sa petite crise était passé et désormais elle était amusée de cette situation, il posa une main sur son épaule, comme elle l’avait fait pour le calmer auparavant, la situation s’inversait, plutôt cocasse non? Puisqu’il avait déclaré s’occuper de tout, autant le laisser faire, ce n’était pas la peine qu’elle s’épuise à la tâche alors qu’il souhaitait nettoyer leur dégât, elle regagna la méridienne en s’y laissant tomber dignement. Elle écouta attentivement son discours, qui la froissa quelque peu, elle se releva alors en trombe.

« Apprenez quelque chose mon bon monsieur, je ne suis, je ne serai et n’ait jamais été, dépendante de qui que ce soit. Oui je cherche la vérité, mais pas au point d’en devenir folle, bien sûr que je donnerai n’importe quoi pour savoir pourquoi je suis ici, comment revenir à mon vrai monde, mais je ne me laisserai pas dicter par ça, soyez en sur! Si vous avez pu le croire, c’est que vous m’avez mal jugée soyez en sur. »

La jeune femme s’était levée de son fauteuil en disant ça, elle avait rapidement fait le tour de la pièce avant de s’accouder au bar dans le coin gauche de la pièce. Elle tournait le dos à son invité, ignorant comment il comptait se débarrasser des bouts de verre qui jonchaient sur le sol. Elle soupira, puis se retourna pour lui faire face. Oui elle avait un rang d’hôte à préserver tout de même. Lorsqu’elle se retourna, elle contempla le sol, les débris avaient disparus, sans aucun bruit. C’étai bien étrange.

« Où sont passés les verres? Je ne me rappelle pas vous avoir indiqué où était la poubelle, Barker, vous êtes surprenant .»

Toujours accoudée, elle contempla la pièce, son invité s’était posté à la fenêtre qu’il avait ouvert quelques secondes auparavant, au moins il se sentait comme chez lui ici, c’était déjà ça. Il passait sa main dehors, tout en commençant un autre discours, y’avait il des hommes aussi bavard que lui? C’était une bonne question, mais après tout, quand on a vécu deux millénaires, on doit avoir énormément de chose à raconter alors. La mort… Oui , lui ne risquait pas de la connaître, mais la russe, elle , l’approcherait de très près, un jour. Peut-être demain qui sait? C’était étrange cette sensation, la conversation avec cette homme lui donnait une peur panique de la mort. Une fois qu’il eut finit, elle s’avança au milieu de la pièce, d’une manière très théâtrale, c’est bien lui qui avait parlé de scène n’Est-ce pas?

« Quand je saurais quel goût a la mort , je vous en ferai part. J’ai peut-être une famille, mais l’idée qu’elle soit quelque part, sans que je puisse les voir, leur parler, ni même savoir ce qu’ils sont devenus et comment ils vont, cette idée est plus insupportable que celle de ne pas en avoir. Vous savez quand il y a quelque chose qui est sous vos yeux, que vous la souhaitez, mais que vous savez que jamais vous ne l’aurez, ce déchirement là est pire que celui d’être seul. Je suis sûre que vous l’avez connu même si vous ne l’évoquez pas. Vous aussi quand vous êtes rentré, vous aviez une famille. En deux milles ans vous auriez eu le temps de fondez une grande lignée, mais après tout aspirez vous vraiment à avoir une famille? Je ne crois pas… »

Elle alla se poster à la fenêtre pour répondre à sa proposition, plutôt amusante, et qui intéressait particulièrement la russe.

« Avant d’accepter ou de refuser, laisser moi vous posez une question… Pourquoi seulement maintenant, cela fait deux milles ans que vous êtes ici, et vous y songez réellement maintenant? Et si tout le monde a échoué, pourquoi réussiriez vous, vous? N’Est-ce pas un excès de confiance en vous que vous avez là, sachez que si nous n’y arrivons pas, j’en serai fort déçue. »

Elle gagna le canapé, puis se releva aussitôt, lorsqu’on son invité lui jeta un regard plus qu’étrange, elle connaissait peu de personnes capable de vous flanquer autant la frousse. Même si au fond d’elle une part de peur restait, elle était parfaitement à l’aise et confiante, elle imaginait qu’il ne tenterait rien contre elle, car elle aussi , était assez maline pour pouvoir le faire tomber. L’immortel s’installa sur le canapé, elle se plaça debout en face de lui, imaginant qu’il lui servirait encore un discours. Elle l’écoutait , buvant la moindre de ses paroles, elle écoutait chacun de ses mots . Elle regardait avec attention les pages qu’il lui montrait. Etonnée , elle écouta sa proposition, un instant de réflexion s’imposait. Elle fit le tour de sa table basse et secoua légèrement sa tête avant de revenir lui faire face à nouveau.

« J’ai réfléchi, il ne m’a jamais fallu beaucoup de temps pour prendre une décision, mais avant de vous donner une réponse. Eh bien… »

Elle s’arrêta un instant, pourquoi cherchait elle à baratiner encore?

« J’accepte, seulement, par où comptez vous commencer? »
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James Barker
    _ Immortel Romain ou Grec à tendance fouineuse...



Date d'inscription: 20/06/2009
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MessageSujet: Re: Un visiteur surprise [James]   Dim 23 Aoû - 20:15

(Un immense désolé pour le retard... J'étais bien occupé les derniers jours et j'ai eu un petit passage à vide d'inspiration. En souhaitant que la réponse te plaise bien ^^ )

Un homme et une femmes sont les ingrédients essentiels pour une recette dont seule l'humanité possède le véritable secret: le couple. Étant habituellement défini par le grand trait de l'amour, dans la situation présent, c'était loin d'être le facteur dominant. Pouvait-on dire alors James et Ivanna étaient des amants littéraires? Dans le sens figuré du terme, c'était peut-être approprié étant donné qu'ils ne partageaient rien d'autre. Leur mutuelle confiance était-elle aussi solide que la couverture de cet immense grimoire qui devenait l'objet de prédilection d'une rencontre amputée par l'étrangeté de l'un de ses participants. Comment faire chavirer cette balance pour incarner un peu de chaleur humaine dans leur contact? L'impossible même de réaliser cette tache, James n'étant pas le plus doux et romantique des joueurs du plateau. Un acteur remarquable qu'il était, direct et sans détour qu'il voulait s'accomplir dans la plus grande des réussite. Pourquoi alors cacher les secrets à l'un des pions de son échiquier? En fait, elle était plus qu'un pion. Ivanna avait un statut particulier, une force de frappe psychologique que l'Immortel désirait à tout prix avoir dans le creux de la main. Bien que encore jeune, elle savait s'en servir, elle qui était une créature intelligente et perspicace.

Attentive elle avait été, captivé par un cadeau qu'on ne pouvait offrir qu'à ceux qui s'en montraient dignes. Une incertitude, un doute face à une vérité pourtant absolue alors que le mensonge transcendait le véritable sens de la vie, pourquoi elle semblait si hésitante à la découverte? Dans l'instant suivant, tous les doutes étaient dissipés, plus personne ne pouvais affirmer le contraire. Elle avait donner son accord pour une association des plus particulières. L'ange et le démon, opposés dans leur guerre de caractère, maintenant des associés dans une organisation menée par une main de maitre, une poigne de fer, voilà le portait de la situation devenu presque ridicule. Depuis le début, oui, le début justement, quel début? James avait jeté une poudrée de savoir aux yeux de Ivanna, sans lui dire par quel grain de connaissance elle devait commencer son analyse. Joignant ses mains ensemble, le visage bien pointé dans sa direction, l'Immortel chercherait sans doutes à l'éclairer dans un calme désarmant mais tout aussi bien décoré de quelques rires assez étranges...


Ma chère... Vous disiez que la vérité n'arriverait jamais à vous dominer, que vous vous n'y laisseriez pas mener par cette déterminante de notre univers. D'un certain coté, je vais vous l'accorder, votre raison est éloquente et constante, ainsi je ne peux la nier dans sa grandeur, sa profondeur. Toutefois, il y a toujours deux cotés à une médaille, à tous aspects de la vie. Je l'ai maintes fois répété, nous transcendons l'essence vitale dans un mensonge se toilant à perte de vue, comment donner des pas par-dessus le stade du sommet, de la vérité? Peut-être que moi-même suis-je devenu fou à la longue, à force de chercher à comprendre et à découvrir le comment du pourquoi d'un autre comment. Je respecte votre opinion, nullement jugé par ma piètre moralité qui fait défaut, autant vous devez en faire de même avec une évidence même qui nous suit comme notre ombre. Vous en êtes indépendante selon ce que vous dites, que vous n'êtes pas véritablement accrochée par ou à quelque chose, ou quelqu'un. Est-ce si difficile de lancer le crochet sous peine qu'il se fracasse dans les recoins de l'obscurité spirituelle? Bref, vous faire changer d'avis, ce serait impensable et savoir que vous êtes capable de défendre votre position est un atout de taille dans notre quête. Avouez qu'ici, je vous surprend de nouveau que je semble l'être, surprenant.

Lui servant un sourire, oui un sourire, des plus nourris par cette ambition démesurée, c'en était presque un geste charmant. James était malgré tout, malgré ses pensées et ses dires, un homme très charismatique. Il savait comment attirer l'attention, comment laisser sa signature dans les souvenirs de ses compatriotes. Facilement, il était l'auteur spirituel le plus convoité, personne ne possédant une expertise aussi vaste et imposante que la sienne. Ivanna souhaitait peut-être atteindre ce rang de célébrité tant convoité, à en témoigner par ses paroles et gestes d'une élégance qui n'a pour égal que son propre prestige. Elle savait prendre soin de son image projetée dans la réalité, voulant conserver son privilège d'être dans les bonnes grâces de l'immortalité.

Lorsque qu'elle avait parlé de la mort, James s'en sentit plus interpellé qu'à l'habitude. L'effet était amplifié d'autant plus qu'elle mentionnait quelques faits propres à l'humanité. Être définitivement seul ou ne pouvoir récupérer le confort d'un contact humain tant souhaité, qu'est-ce qui était le pire? Il n'avait pas la réponse mais au fond de lui, il savait ce que ça pouvait faire comme répercussions. Ne se laissant pas abattre par cette pensée sur les dires passés, James expliqua de nouveau sa situation, ne prenant aucun des propos de la belle à la légère.


Je suis né dans une époque où le sens du mot famille n'avait pas du tout la même signification qu'à votre temps de vie. La famille, oui, pour le peu qu'elle était dans mon temps, je peux vous dire qu'elle ne manque pas à ma survie. J'ai été élevé dans la tourmente de conflits politiques et je peux vous affirmer que quand vous êtes un petit garçon qui cherche à s'amuser parmi tous ses troubles de la société, vous la cherchez votre famille! Mon père était aussi présent qu'un coup de vent alors je ne sais pas ce que vous savez ce que ça peut faire une absence paternelle mais peut-être que ça l'expliquerait le résultat de ma personne d'aujourd'hui! Je ne suis pas né ainsi, atteint par cette folie des grandeurs qui fait de moi un être des plus redoutables, qui vous dis que je le voulais ce trait de personnalité!? C'était une obligation associée au titre de James Barker apparemment, je ne pouvais en faire autrement! Je ne suis pas un homme comme les autres, je ne suis même pas humain! Avez-vous connaissance d'une femme qui aimerait avoir une famille avec une chose hors de tout ce qui peut rester de humainement véritable dans notre monde présent? Qui voudrait confier sa lignée et son héritage à une créature qui a plus d'estime pour sa propre personne que n'importe qui d'autre dans ses sombres rues!? Qui Ivanna, qui? Je l'ignore et je l'ignorerai toujours car personne ne voudra se laisser porter par ce sacrifice! Qui voudrait bien se sacrifier pour James Barker de toute façon!

Plutôt frustré, James frappa d'un poing solide sur la couverture du livre. Il s'aventurait dans des chemins qu'il n'avait jamais franchi auparavant. Lui, parler de famille? C'était presque impensable mais pourtant, c'était bien le cas. Et le pire, c'est qu'il n'avait pas terminé, mais qu'il cherchait quand même à se calmer...

Si vous saviez tout ce que j'ai traversé et construit en deux millénaires d'existence... On ne peut tout réussir sur le coup de l'instant, cela peut prendre beaucoup de temps, parfois deux mille ans s'il le faut! En cette longue période de temps, je peux vous assurer que j'ai songé un nombre incalculable de fois à la question à laquelle nous nous attaquons ce soir. Pourquoi n'ais-je pas encore de réponse? Je sais pas, peut-être que James Barker est un incapable, un incompétent, un imbécile au même titre que tous les autres prétendants à la vérité! Je vais prouver aux yeux de tous qu'ils auraient tort de me percevoir comme étant quelqu'un de similaire aux autres, je vais réussir parce que je suis différent, que je suis moi et que personne ne peut me retirer cette particularité! Vous voulez en faire parti du spectacle? Bien! Mais il faut être prête à en payer le prix.

Glissant le bout de ses doigts sur le livre, l'Immortel prit une grande respiration et soupira tout doucement, voulant probablement faire évacuer le surplus d'émotions négatives qui cherchait à le submerger, le noyer. Calme, détendu et en contrôle sur lui-même, était-il plus efficace de cette manière? Ce serait une question intéressante à explorer. Dirigeant son regard vers celui de la belle blonde, il l'observait dans une neutralité des plus solides. Mais pourtant, si Ivanna était attentive, elle pouvait percevoir un petit détail dans le regard de l'homme. Quelque chose de différent, quelque chose qui n'était pas lui, quelque chose qui prouvait qu'elle ne le laissait pas si indifférent que ça...

Je souhaite présentement quelque chose que je sais que je n'aurai jamais pour des raisons évidentes, figées dans la réalité et dans nos propres destinées. Cette chose me défile sans cesse devant les yeux, comment je pourrais faire pour l'attraper vous pensez? Ou peut-être que je perd mon temps face à des tentatives successives? Un échec, en est-ce réellement? À vous de me le dire, je pense que vous êtes bien placée pour savoir de quelle chose à laquelle je fais référence.

Il ne pouvait être plus clair sur ses intentions. Si elle était moindrement perspicace, elle pouvait constater qu'il parlait clairement de elle. Se relevant tout en la contournant, il lui laissa un geste court mais amical d'une main sur l'épaule. Laissant le contact corporel glisser dans le néant, James se mit à marcher dans la pièce de façon circulaire et précise. Son esprit était de plus en plus perturbé, il tentait de s'échapper ou de s'enfuir de sa prison et c'était quelque chose que l'Immortel voulait éviter à tout prix. C'était un homme fier, jamais il ne se laisserait prendre en position de faiblesse et ce n'était pas après plusieurs siècles que ça allait commencer. Fermant ses yeux alors qu'il était au cœur de sa démarche, son ton de voix reprit le sérieux qu'il avait lors de ses premières interventions.

Sur le terrain ou derrière la scène, c'est à vous de choisir où se situera votre combat. Mais je vais vous avouer que j'ai besoin de personnes intelligentes et solides qui sauront réunir ces traits de caractère pour incarner des alliés puissants et fidèles sur qui l'on peut compter. Êtes-vous un de ceux la? Sans l'ombre d'un doute. Si vous le voulez toujours, faire parti du spectacle que je suis entrain de monter et ficeler, alors écoutez bien. Le jeu est dans la lignée du temps depuis des millénaires, plus ancien que je le suis moi-même alors sa création remonte avant l'époque de nos premières réelles civilisations. Avant même que l'écriture aille été inventé, qui aurait pu avoir la simple idée et les capacités requises pour façonner un univers fictif avec autant de soucis du détail? Mais surtout, comment est-ce qu'une personne a pu concevoir un morceau du futur alors qu'il vit lui-même dans le passé? C'est une question que je me pose et dont j'ignore toujours la réponse, même après autant de temps. Voilà pourquoi ce livre, cet ouvrage que je vous lègue comme le cadeau d'un père à sa fille, sans retenue, sans hésitation, sans doutes. Il faut découvrir tout ce qui est possible sur les débuts et les origines de Londres. Quelque chose est forcément relié à notre situation la-dedans, jamais je ne croirai le contraire. Pourquoi je vous dédis cette tâche? Vous êtes d'une patience remarquable, voilà tout. Ceci en est que la première étape de notre quête, car bien sur, il y a plus.

S'arrêtant aux cotés de la jeune femme, il prit place sur le canapé tout juste à coté d'elle. C'en était de peu qu'un autre contact corporel soit présent mais ce n'était probablement pas cette intimité que pouvait souhaiter Ivanna en compagnie d'un homme aussi particulier. N'osant pas la regarder directement dans les yeux, surtout de si proche, il préféra porter son regard sur le livre, bien que toute son attention était vers la jeune femme...

Je soupçone aussi l'existence d'un culte ou d'un groupe dévoué à la défunte présence historique du génie italien Leonardo Da Vinci. Nombreuses rumeurs circulent quant à certains de ses plans d'origines qui se seraient retrouvés ici par une raison des plus obscure. Nous avons besoin de découvrir la vérité et de savoir ce qui se passe derrière les rideaux, peut-être est-ce une clé vers notre recherche de la compréhension. Tous les indices seront les bienvenus pour servir notre cause alors ouvrez bien les yeux et les oreilles, tout est d'une valeur capitale, rien ne dois nous échapper. Ça en fait beaucoup pour commencer mais je n'en attend pas moins de vous ma chère. Si vous vous prouvez efficace ainsi, ce dont je ne doute pas un seul instant, vous hériterez d'un statut plus important et d'une mission encore plus déterminante. À vous de voir jusqu'où vous souhaitez pousser le jeu, s'il en est encore un.

Échappant un petit rire pour lui même, James tourna cette fois-ci la tête vers sa collègue, son amie même pourrait-on dire, pour lui faire témoigner d'un visage empreint d'une confiance évidente.

Je voudrais bien rester à vos cotés mais je doute que vous souhaitez me supporter une seconde de plus avec ce que j'ai pu vous faire vivre jusqu'ici. Vous ne m'avez pas sorti de chez vous à grands coups de pieds bien placés, je m'en vois rassuré malgré tout. Qu'avez-vous à rajouter avant que je franchisse le pas de la sortie? Soyez franche et honnête, je n'ai pas peur de la vérité.

Il ne bougeait pas, il ne parlait plus, il la regardait et ne faisait qu'attendre, calmement, à l'abri de ses propres émotions si on pouvait les qualifier ainsi... Avait-il succombé à son charme?

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~ As long as the twilight veils... The decadence we embrace... More than the ones we love... We're ardent, we're burning down...


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Un visiteur surprise [James]

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